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REFONDATION DES URGENCES : LA MEDECINE LIBERALE INSULTEE


Convocation de dernière minute le vendredi 8 novembre, réunion d’une heure trente pour élaborer, négocier et porter un plan commun de refondation de la prise en charge des urgences à l’issue de la Mission Carli/Mesnier. Ce procédé est une insulte pour les représentants des médecins libéraux qui étaient présents.
 
Oublier l’implication, pourtant réelle, de la médecine spécialisée, c’est se priver délibérément d’un moyen efficace pour la prise en charge des patients en amont des urgences. Ce plan élaboré par des hospitaliers universitaires et des technocrates sera un échec, car déconnecté de la vie de terrain.
 
Un diagnostic imprécis, un traitement incomplet et le plan organisationnel ne peut qu’être rejeté par les professionnels. Les financements, pour partie mal orientés, auront, encore une fois, comme conséquence des dépenses inefficientes.
L’hospitalocentrisme et l’idéologie ne font que détruire un peu plus notre système de soins et renforcer l’opposition stérile entre le secteur public et les libéraux. Je doute que les acteurs de terrain soient en accord avec le modèle des apparatchiks ministériels.
 
Faudra-t-il une grève des gardes des médecins libéraux ? Les spécialistes seront évidemment aux côtés de leurs collègues généralistes pour la reconnaissance de leur métier et de leur exercice libéral au service de la population.
 
Les médecins spécialistes comprennent le malaise de l’hôpital public et soutiennent leur mouvement, mais n’oublions pas que ce malaise est aussi prégnant dans les établissements de soins privés.
 
Les « Spé » disent Oui à un plan de restructuration mais dans une atmosphère de dialogue et sans exclusion. Les médecins spécialistes sont prêts à démontrer leur engagement.
 
12 Novembre 2018

LES MEDECINS SPECIALISTES LIBERAUX SERONT-ILS LES GRANDS OUBLIES DU PLAN URGENCES?


Les SPÉ-CSMF constatent que le gouvernement souhaite trouver des solutions concrètes à la crise des urgences. Les réponses semblent être, pour une grande partie, structurées sur des organisations très hypothétiques, virtuelles et incertaines (CPTS, Assistants médicaux, Infirmières de pratique avancée…). En effet, l’appropriation de ces solutions, considérées par certains comme innovantes mais très technocratiques, ne va pas de soi chez les médecins libéraux. Il parait donc important de proposer des solutions concrètes et immédiatement applicables sur le terrain car la situation vécue par tous les soignants est très difficilement acceptable au quotidien. Les équipes de soins spécialisés peuvent en être un exemple car la mise en place dans toutes les spécialités peut être rapide.
 
De bonnes idées ont été mises en avant pour construire le moyen et le long terme de la prise en charge de nos concitoyens. Dans le cadre du soin dit « non programmé » et de l’urgence, la centralisation des demandes dans le cadre d’un service d’accès aux soins (SAS) est une bonne idée, mais faut-il encore construire une organisation dans le respect et l’indépendance de tous les professionnels avec comme objectif le « travail ensemble ». Et ce sera à la profession d’en assurer la gestion et la gouvernance.
 
Au regard des mesures proposées, la réponse à la crise est aujourd’hui très centrée sur l’hôpital public et les GHT. Pourtant, dans la pratique, le sujet est l’affaire de tous et déjà les établissements de soins privés ont répondu présents. Il faut souligner que leur fonctionnement dépend des médecins spécialistes dont les astreintes ont été supprimées dans la plus grande majorité des cas. N’oublions pas que les usagers souhaitent obtenir un diagnostic et un traitement rapides, que leur prise en charge est assurée dans 80% des cas par des médecins spécialistes. Il serait judicieux de les impliquer pour rechercher une solution à cette crise, déjà les cardiologues ont proposé d’ouvrir des plages réservées aux soins non programmés et aux urgences.
 
Il est impératif d’agir immédiatement en investissant financièrement dans l’humain (rattrapage) au travers des rémunérations et salaires. Rappelons, hélas, que les soignants de notre pays sont les soignants les plus mal rémunérés en Europe.
 
Les SPÉ-CSMF répondent présents pour accompagner la construction de ce pacte de « refondation des urgences » et ainsi accompagner la modernisation de notre système de soins en mettant à profit toutes les nouvelles technologies qui permettent d’améliorer pour les patients et leurs médecins traitants l’accès à l’expertise spécialisée indispensable à une prise en charge pertinente et rapide.
 
Les SPÉ-CSMF veulent aussi une reconnaissance de ces missions de service public. Les SPÉ-CSMF disent stop aux plans d’économie ayant touché nos collègues radiologues, biologistes, ophtalmologues et bien d’autres. Et le « toilettage », prévu de la CCAM, ne doit pas être le prétexte, encore une fois, à de nouvelles économies.
 
Si ces conditions ne sont pas réunies, nous pouvons prédire l’échec de cette plateforme.
 
Enfin, n’oublions pas de responsabiliser nos concitoyens au bon usage de l’urgence et du soin.

11 Septembre 2019

Un dérapage indigne de la porte-parole du Gouvernement. La médecine libérale responsable !


« Les Spé CSMF » sont indignés des propos tenus par la porte-parole du Gouvernement au micro d’une station de radio à l’heure de grande écoute. Madame Sibeth Ndiaye a déclaré que la crise des urgences était en partie due à une défaillance de la médecine de ville.
Ces propos ne sont pas dignes d’une responsable du gouvernement. A l’évidence, Madame Ndiaye joue les pompiers pyromanes en tentant, d’un côté, d’éteindre un feu qui couve depuis des années au sein de tous les services d’urgence publics et privés et, de l’autre, en insultant la médecine libérale. Tout médecin, au cours de son cursus professionnel, connait bien les difficultés des collègues urgentistes qui donnent, au quotidien, des réponses à nos concitoyens en difficulté. Par contre, il ne faut pas nier le travail de tous les médecins généralistes et spécialistes qui, eux aussi dans la proximité, cherchent des pistes et répondent, au quotidien, aux demandes de la population qui sont de plus en plus importantes. Aujourd’hui, le soin dit non programmé n’est pas reconnu par les pouvoirs publics à sa juste valeur.
La grande majorité des médecins libéraux ont organisé dans leur territoire des gardes et, par le réseau informel tissé depuis de longues années, ont répondu aux soins en journée. Comment ne pas dénoncer la responsabilité de l’Etat qui a délibérément diminué les lignes d’astreintes des médecins spécialistes dans les établissements participant au service public ? Combien de lignes de garde ont été supprimées ces dernières années ?
Comment ne pas dénoncer la volonté de certains centres de faire passer tous les patients par les services d’urgence pour obtenir une rémunération et un financement plus importants !
Comment ne pas parler aussi de l’éducation de la population à l’utilisation des services d’urgence dans ce monde de l’immédiateté !
Comment ne pas parler des lits d’aval pour désengorger les services d’urgence !
Cette situation n’a que trop duré et « Les Spé CSMF » en appellent à la Ministre pour mettre en place, très rapidement, une grande concertation afin de définir le rôle de chacun et les moyens à débloquer pour construire de vraies réponses à cette crise déjà très ancienne.
« Les Spé CSMF » ont, dès 2017 dans le cadre de leur projet politique, proposé des pistes pour répondre à nos concitoyens sur l’ensemble du territoire et donner une visibilité de l’organisation des soins considérés comme urgents par l’usager.
La résolution de ce dossier est multi factorielle et ne peut être traitée par une simple augmentation des salaires et des primes. « Les Spé CSMF » et, demain, le nouveau syndicat des Spécialistes, « AVENIR SPÉ », sont disponibles pour construire une réponse adaptée à la demande aux côtés de nos collègues des urgences. « Les Spé CSMF » soutiennent, aujourd’hui, le mouvement qui a démarré depuis 2 mois et appellent tous les médecins à soutenir les revendications de leurs collègues des hôpitaux publics et des équipes des urgences qui sont présentes, au quotidien, dans les services d’urgence de France pour accompagner tous nos patients.

7 Juin 2019

AVENANT N°7 : DES AVANCEES CERTES....MAIS INSUFFISANTES POUR LES SPECIALISTES


Le Comité directeur des « Spé-CSMF » s’est réuni Samedi 27 avril 2019 pour analyser et se positionner sur les propositions contenues et soumises à la signature des syndicats représentatifs du texte d’avenant conventionnel N°7 de la convention médicale d’août 2016.
 
Les « Spé-CSMF » ne peuvent que soutenir la volonté des pouvoirs publics et des syndicats médicaux de favoriser la mise en place du travail aidé, dans le but de garantir une meilleure accessibilité aux soins à tous les usagers sur l’ensemble du territoire.
 
Le travail aidé, c’est dégager du temps aux médecins libéraux pour une meilleure écoute, une plus forte participation du patient dans sa prise en charge et, de fait, une pertinence accrue de son parcours de soins. C’est aussi offrir à nos salariés une opportunité d’évolution professionnelle. La mise en place des assistants médicaux permet d’engager une profonde mutation de l’exercice professionnel du médecin mais aussi des autres professionnels, certaines spécialités attendant avec impatience de pouvoir collaborer avec les infirmières de pratiques avancées.
 
Pourtant, une fois de plus, les spécialistes se sentent écartés de ce projet, voire exclus alors même qu’ils y travaillent depuis 2011, en portant une démarche innovante dans le cadre de la Commission paritaire des employés des cabinets médicaux. Une décision aberrante pour au moins deux raisons. La première a trait à la qualité des soins : quoi de mieux en effet qu’un assistant pour accompagner le retour à domicile après chirurgie géré par l’anesthésiste (la RAC), ou pour expliquer la décision du radiologue à un patient lombalgique en cas d’IRM non justifiée !! La seconde, bien sûr, concerne l’impératif de diminuer les files d’attente et de permettre une prise en charge plus rapide des patients. 
 
Les spécialistes sont tenus à l’écart du futur dispositif. Car le nombre de spécialistes potentiellement éligibles sera de l’ordre de 9.000 au maximum alors qu’il est de plus de 50.000 pour les médecins généralistes ! Clairement, c’est une approche discriminatoire. Même si toutes les spécialités sont en théorie éligibles, les radiologues et les anesthésistes n’auront pas ainsi droit à l’accompagnement financier de l’assurance-maladie !
 
Les modalités de l’aide ne sont pas adaptées aux enjeux de l’accès aux soins sur l’ensemble des territoires. Pourquoi, par exemple, se baser sur la densité de professionnels dans un département ? Ce critère n’est pas représentatif du délai moyen de prise en charge par un médecin spécialiste. Il y aura ainsi des accompagnements possibles dans certaines grandes villes (Lyon, Bordeaux…) alors que des départements isolés ne seront pas éligibles (mauvaise réponse à la désertification).  Des modifications s’imposent. En l’absence d’autres critères rapidement disponibles, qu’il faudra établir dans un second temps avec l’assurance-maladie, il est nécessaire de revoir le critère densité.
 
Par ailleurs, aucun soutien n’est prévu pour valoriser ces quelques médecins spécialistes ayant mis en place cette organisation pour permettre une meilleure accessibilité à leur expertise en diminuant les files d’attente. Le financement socle pourrait leur être attribué. Aucune valorisation n’est également envisagée pour les médecins spécialistes qui s’impliquent dans l’organisation de consultations avancées. Nous déplorons enfin l’exclusion des médecins de secteur 2, alors que ces praticiens peuvent nous aider à gagner la bataille de l’accessibilité aux soins.
 
Enfin, le Comité directeur des « Spé-CSMF » a exprimé son refus catégorique quant à l’obligation d’appartenir à une CPTS pour être éligible. En revanche, nous sommes favorables à la participation des spécialistes à toutes missions de santé publique ou à l’adhésion aux équipes de soins spécialisés ou encore à toute autre forme de coordination.
 
« Les Spé-CSMF » soutiendront la CSMF dans la mise en place de cet avenant dès lors que les demandes exprimées par le Comité directeur seront satisfaites, à l’occasion de la séance de négociation du 9 mai prochain.

30 Avril 2019
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