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Un dérapage indigne de la porte-parole du Gouvernement. La médecine libérale responsable !


« Les Spé CSMF » sont indignés des propos tenus par la porte-parole du Gouvernement au micro d’une station de radio à l’heure de grande écoute. Madame Sibeth Ndiaye a déclaré que la crise des urgences était en partie due à une défaillance de la médecine de ville.
Ces propos ne sont pas dignes d’une responsable du gouvernement. A l’évidence, Madame Ndiaye joue les pompiers pyromanes en tentant, d’un côté, d’éteindre un feu qui couve depuis des années au sein de tous les services d’urgence publics et privés et, de l’autre, en insultant la médecine libérale. Tout médecin, au cours de son cursus professionnel, connait bien les difficultés des collègues urgentistes qui donnent, au quotidien, des réponses à nos concitoyens en difficulté. Par contre, il ne faut pas nier le travail de tous les médecins généralistes et spécialistes qui, eux aussi dans la proximité, cherchent des pistes et répondent, au quotidien, aux demandes de la population qui sont de plus en plus importantes. Aujourd’hui, le soin dit non programmé n’est pas reconnu par les pouvoirs publics à sa juste valeur.
La grande majorité des médecins libéraux ont organisé dans leur territoire des gardes et, par le réseau informel tissé depuis de longues années, ont répondu aux soins en journée. Comment ne pas dénoncer la responsabilité de l’Etat qui a délibérément diminué les lignes d’astreintes des médecins spécialistes dans les établissements participant au service public ? Combien de lignes de garde ont été supprimées ces dernières années ?
Comment ne pas dénoncer la volonté de certains centres de faire passer tous les patients par les services d’urgence pour obtenir une rémunération et un financement plus importants !
Comment ne pas parler aussi de l’éducation de la population à l’utilisation des services d’urgence dans ce monde de l’immédiateté !
Comment ne pas parler des lits d’aval pour désengorger les services d’urgence !
Cette situation n’a que trop duré et « Les Spé CSMF » en appellent à la Ministre pour mettre en place, très rapidement, une grande concertation afin de définir le rôle de chacun et les moyens à débloquer pour construire de vraies réponses à cette crise déjà très ancienne.
« Les Spé CSMF » ont, dès 2017 dans le cadre de leur projet politique, proposé des pistes pour répondre à nos concitoyens sur l’ensemble du territoire et donner une visibilité de l’organisation des soins considérés comme urgents par l’usager.
La résolution de ce dossier est multi factorielle et ne peut être traitée par une simple augmentation des salaires et des primes. « Les Spé CSMF » et, demain, le nouveau syndicat des Spécialistes, « AVENIR SPÉ », sont disponibles pour construire une réponse adaptée à la demande aux côtés de nos collègues des urgences. « Les Spé CSMF » soutiennent, aujourd’hui, le mouvement qui a démarré depuis 2 mois et appellent tous les médecins à soutenir les revendications de leurs collègues des hôpitaux publics et des équipes des urgences qui sont présentes, au quotidien, dans les services d’urgence de France pour accompagner tous nos patients.

7 Juin 2019

AVENANT N°7 : DES AVANCEES CERTES....MAIS INSUFFISANTES POUR LES SPECIALISTES


Le Comité directeur des « Spé-CSMF » s’est réuni Samedi 27 avril 2019 pour analyser et se positionner sur les propositions contenues et soumises à la signature des syndicats représentatifs du texte d’avenant conventionnel N°7 de la convention médicale d’août 2016.
 
Les « Spé-CSMF » ne peuvent que soutenir la volonté des pouvoirs publics et des syndicats médicaux de favoriser la mise en place du travail aidé, dans le but de garantir une meilleure accessibilité aux soins à tous les usagers sur l’ensemble du territoire.
 
Le travail aidé, c’est dégager du temps aux médecins libéraux pour une meilleure écoute, une plus forte participation du patient dans sa prise en charge et, de fait, une pertinence accrue de son parcours de soins. C’est aussi offrir à nos salariés une opportunité d’évolution professionnelle. La mise en place des assistants médicaux permet d’engager une profonde mutation de l’exercice professionnel du médecin mais aussi des autres professionnels, certaines spécialités attendant avec impatience de pouvoir collaborer avec les infirmières de pratiques avancées.
 
Pourtant, une fois de plus, les spécialistes se sentent écartés de ce projet, voire exclus alors même qu’ils y travaillent depuis 2011, en portant une démarche innovante dans le cadre de la Commission paritaire des employés des cabinets médicaux. Une décision aberrante pour au moins deux raisons. La première a trait à la qualité des soins : quoi de mieux en effet qu’un assistant pour accompagner le retour à domicile après chirurgie géré par l’anesthésiste (la RAC), ou pour expliquer la décision du radiologue à un patient lombalgique en cas d’IRM non justifiée !! La seconde, bien sûr, concerne l’impératif de diminuer les files d’attente et de permettre une prise en charge plus rapide des patients. 
 
Les spécialistes sont tenus à l’écart du futur dispositif. Car le nombre de spécialistes potentiellement éligibles sera de l’ordre de 9.000 au maximum alors qu’il est de plus de 50.000 pour les médecins généralistes ! Clairement, c’est une approche discriminatoire. Même si toutes les spécialités sont en théorie éligibles, les radiologues et les anesthésistes n’auront pas ainsi droit à l’accompagnement financier de l’assurance-maladie !
 
Les modalités de l’aide ne sont pas adaptées aux enjeux de l’accès aux soins sur l’ensemble des territoires. Pourquoi, par exemple, se baser sur la densité de professionnels dans un département ? Ce critère n’est pas représentatif du délai moyen de prise en charge par un médecin spécialiste. Il y aura ainsi des accompagnements possibles dans certaines grandes villes (Lyon, Bordeaux…) alors que des départements isolés ne seront pas éligibles (mauvaise réponse à la désertification).  Des modifications s’imposent. En l’absence d’autres critères rapidement disponibles, qu’il faudra établir dans un second temps avec l’assurance-maladie, il est nécessaire de revoir le critère densité.
 
Par ailleurs, aucun soutien n’est prévu pour valoriser ces quelques médecins spécialistes ayant mis en place cette organisation pour permettre une meilleure accessibilité à leur expertise en diminuant les files d’attente. Le financement socle pourrait leur être attribué. Aucune valorisation n’est également envisagée pour les médecins spécialistes qui s’impliquent dans l’organisation de consultations avancées. Nous déplorons enfin l’exclusion des médecins de secteur 2, alors que ces praticiens peuvent nous aider à gagner la bataille de l’accessibilité aux soins.
 
Enfin, le Comité directeur des « Spé-CSMF » a exprimé son refus catégorique quant à l’obligation d’appartenir à une CPTS pour être éligible. En revanche, nous sommes favorables à la participation des spécialistes à toutes missions de santé publique ou à l’adhésion aux équipes de soins spécialisés ou encore à toute autre forme de coordination.
 
« Les Spé-CSMF » soutiendront la CSMF dans la mise en place de cet avenant dès lors que les demandes exprimées par le Comité directeur seront satisfaites, à l’occasion de la séance de négociation du 9 mai prochain.

30 Avril 2019

CRAINTE ET DEFIANCE D'UNE ORGANISATION TECHNICO-ADMINISTRATIVE


Le Comité directeur des « Spé-CSMF » s’est réuni Samedi 27 avril 2019 pour analyser et se positionner sur le texte de l’Accord-conventionnel-interprofessionnel (ACI) en faveur du développement de l’exercice coordonné dans le cadre des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS).
 
Les « Spé-CSMF » soutiennent la volonté des pouvoirs publics et des syndicats médicaux de développer l’exercice coordonné. Nous en sommes convaincus, ces pratiques coordonnées représentent un gage de qualité et de pertinence au bénéfice du patient sur tout le territoire.
 
Depuis 2017, les « Spé-CSMF » ont affirmé cette position dans leur projet politique, proposant des solutions d’organisation et de financement opérationnelles… un projet malheureusement resté sans écho jusqu’à présent !
 
Le modèle aujourd’hui porté par la CNAM est, comme à son habitude, très technico-administratif. Il risque d’être chronophage pour les praticiens, avec un cahier des charges de plus en plus lourd, complexe, loin des réalités de terrain. Telle qu’elle est envisagée, la CPTS rappelle trop l’épisode des réseaux, dont l’échec fut patent il y a vingt ans. Ne nous trompons pas sur les intentions politiques : la CPTS vise à permettre à l’Etat d’avoir la main, via le financement, sur les modalités d’exercice des professionnels de santé.  En effet, tout projet accompagné financièrement devra s’intégrer d’une part, dans le projet régional de santé et d’autre part, dans le cahier des charges national. Alors qu’il est un principe défendu par tous, l’exercice coordonné serait alors gâché par une organisation technocratique tatillonne !
 
Les « Spé-CSMF » déplorent également que la place de la médecine spécialisée soit réduite à la portion congrue.  Aucun zonage territorial n’a ainsi été jusqu’à présent élaboré pour les spécialistes. 
 
Le Comité directeur exprime unanimement sa défiance par rapport aux modalités prévues de gouvernance des CPTS. Les demandes multiples de participations des hôpitaux de proximité donc des GHT, des structures médicosociales, de l’hôpital à domicile, et demain des prestataires de services, risquent de marginaliser la contribution des libéraux au pilotage et à l’animation de ces communautés, dont la vocation première doit être de traduire dans les faits le virage ambulatoire.
 
Aujourd’hui, les « Spé-CSMF » déplorent la "course à l’échalote" de la création de CPTS. Les ARS, à la suite du discours de septembre 2018 du Président de la République (1000 CPTS à la fin du quinquennat), rivalisent d’initiatives en ce sens pour jouer les bons élèves.
 
Pourtant, les quelques CPTS actuellement déclarées ne regroupent qu’une très faible partie des professionnels de santé. La plupart ont des difficultés à s’y reconnaître, tandis que d’autres ignorent même leur raison d’être. Ces CPTS seront-elles, demain, reconnues par le régulateur comme les uniques représentants de l’ensemble des professionnels sur un territoire donné ? Cette perspective excite déjà les ambitions personnelles de certains. En mal de pouvoir, ils espèrent, à travers la fédération des CPTS, contrôler le dispositif. En proposant d’intégrer la gouvernance des hôpitaux de proximité, ils font le jeu de la Fédération hospitalière de France, qui ne cache pas son intention d’inféoder les CPTS aux GHT. Nous nous y opposerons fermement si tel était le cas.
 
En revanche, le Comité directeur a plébiscité la création d’équipes de soins spécialisés (ESS), actuellement en discussion au Parlement. Ces nouvelles organisations permettront de répondre efficacement aux besoins de la population, à l’échelle territoriale, à travers des missions de santé diversifiées. Ces ESS (mono ou pluri spécialités) ainsi créées répondront à tous types de demandes (Missions de santé publique, besoins de soins en Ehpad, en établissement de proximité, en lien avec les CPTS …). Une contractualisation basée sur la réalisation de ces missions favorisera le déploiement de leurs interventions sur un mode entrepreneurial.  Une ESS aura notamment, dans son champ d’expertise, la responsabilité d’accompagner les CPTS dans l’amélioration de l’accès aux soins et la structuration des parcours de santé.
 
Les « Spé-CSMF », malgré les craintes et la défiance exprimées, accompagneront leurs collègues généralistes dans la mise en œuvre d’une coordination efficace pour répondre à l’accès aux soins et à l’amélioration des prises en charge pour tous. Mais il faudra au préalable que les freins soient levés sur le mode de gouvernance des CPTS et la qualité des professionnels habilités à les représenter.

30 Avril 2019

LES SPÉ-CSMF SE DÉSOLIDARISENT !


Les Spé-CSMF découvrent avec stupéfaction la newsletter du Syndicat National des Gynécologues Obstétriciens de France dans laquelle le syndicat appelle ses adhérents à arrêter la pratique de l’IVG si une solution n’est pas envisagée rapidement pour combler les trous de garantie assurantielle.
Il est, pour nous, intolérable de prendre en otage la population de femmes en situation de fragilité.
Par contre, nous soutenons, et serons des acteurs actifs, pour trouver une solution à l’ensemble des collègues médecins touchés par l’absence de garantie lors de sinistres en raison d’une couverture assurantielle qui est, ou a été, insuffisante et qui a évolué au cours de ces années.
Il n’est pas acceptable de mettre en faillite des professionnels qui, pendant l’ensemble de leur activité, ont été assurés selon les règles en vigueur.
Demain, ce risque peut toucher tout médecin qu’il soit généraliste ou de tout autre spécialité.
Nous demandons donc aux Pouvoirs Publics, au Ministère de la Santé et au Ministère de l’Economie et des Finances de trouver rapidement, par voie législative (la loi de Santé en est l’occasion), le moyen de protéger les médecins libéraux de ce risque assurantiel.
Nous attendons de la Ministre de la Santé la mise en place d’une commission pour répondre, dans les plus brefs délais, à ce problème assurantiel.
Nous demandons à nos collègues du SYNGOF de retirer ce mot d’ordre qui nous semble délétère et inconsidéré vis-à-vis d’une population fragilisée.

13 Mars 2019
 
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