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N’attendons pas un mois de plus…



« Il n’y a pas que le virus qui tue ! ». Ce message a été rappelé par Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée du 13 Avril 2020, ajoutant que « le renoncement aux soins et l’extrême solitude peuvent aussi être dangereux”.
 
Nous portons ce message depuis le début. Si nous devons respecter les mesures de confinement, cela ne doit pas se faire au détriment des soins nécessaires. Nous constatons aujourd’hui des situations médicales dramatiques liées au retard de la prise en charge.
 
Les Académies de Médecine et de Chirurgie préconisent une série de recommandations pour assurer au mieux la prise en charge des patients, si possible avec des circuits spécifiques Covid négatif.
 
Les Spécialistes CSMF demandent aux ARS et aux établissements de santé de prendre rapidement toutes les dispositions permettant une reprise progressive de l’activité des médecins libéraux, dans le respect des mesures barrières et afin d’assurer à chaque français les soins qui lui sont nécessaires.
 
Depuis un mois, nous avons observé, au sein des établissements de soins privés, une déprogrammation massive voulue par la pandémie à coronavirus. Or, comme l’a rappelé le Président de la République, il n’y a pas que le virus qui tue. Comme certains hôpitaux publics, nous devons reprendre progressivement notre activité de soins. Un mois supplémentaire d’inactivité aurait des conséquences médicales graves pour la santé de nombreux patients.

15 Avril 2020

Ouvrons pour de bon la téléexpertise !

 
Depuis le 10 février 2019, la téléexpertise permet à tout médecin de solliciter l’avis expertal d’un confrère face à une situation médicale donnée, par la transmission numérique d’éléments médicaux, et d’assurer ainsi un suivi rapide et coordonné des patients. En 14 mois, seules 2785 téléexpertises ont été facturées. Il s’agissait dans 54 % des cas de médecins libéraux. Nous pouvons améliorer ces mauvais chiffres dans l’intérêt des patients et de la qualité des soins.
Pour y parvenir, Les Spécialistes CSMF demandent à l'Assurance Maladie :
  • d’étendre la téléexpertise à tous les patients alors qu’elle est aujourd’hui limitée aux patients en ALD, en EHPAD ou résidant en zones sous denses.
  • de revoir les tarifications proposées en créant, entre autre, un troisième niveau de téléexpertise
d’appuyer auprès des éditeurs de logiciels et des acteurs de téléconsultations nos demandes pour réaliser de façon simple et sécurisée la téléexpertise et sa facturation

10 Avril 2020

Médecine spécialisée libérale : deux urgences
1. Imaginer demain
2. Sauver nos entreprises médicales



 
La crise du COVID-19 marquera profondément la société Française et son milieu médical libéral et hospitalier.
Durant le confinement, les Français auront le désir d’un nouveau monde et l’ambition de vivre autrement. Un monde où la santé deviendra, de manière intuitive, une fonction régalienne de l’État au même titre que la souveraineté économique, la justice ou la sécurité. Ces évènements ont donné à la santé ses lettres de « grande noblesse », demain les Français seront, sans doute, prêts à investir de manière conséquente dans la santé ; tout en étant très exigeants envers les professionnels de santé.
Ce constat, les médecins spécialistes de la CSMF l’ont anticipé et travaillent déjà à la révolution de la médecine libérale spécialisée. L’innovation et l’expertise technique et organisationnelle seront les deux piliers de ce nouvel édifice qu’il nous faudra rapidement construire. Dans les semaines à venir un projet politique, pour s’adapter à cette nouvelle donne, sera communiqué. Il en va de la responsabilité des libéraux.
Pour réussir ce formidable challenge et répondre de manière performante aux attentes des Français, l’État doit d’ores et déjà investir massivement dans la médecine libérale spécialisée.
  1. La première urgence consiste à investir massivement dans l’innovation et l’expertise, pour adapter nos entreprises médicales libérales aux nouveaux défis auxquels nous serons à l’avenir confrontés, car la sécurité sanitaire sera une priorité sociétale, nos organisations ont vécus.
  2. La deuxième urgence consiste à sauver nos entreprises médicales, sous-utilisées actuellement à cause des soins déprogrammés pour raison de COVID-19.
    Il est indispensable que l’État prenne en charge les déficits de nos cabinets dus aux charges structurelles et au chômage partiel de nos collaborateurs.
    C’est l’enjeu de garder intactes nos forces de frappe pour répondre aux attentes des Français en matière de soins dès la sortie de cette crise sanitaire.
Nous demandons solennellement au Ministre de la Santé et à la CNAM de répondre favorablement à nos demandes.
En lien avec la CSMF, en parfaite coordination avec Les Généralistes-CSMF, nous adresserons à Olivier Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé et à Nicolas Revel, Directeur Général de la CNAM, dans quelques jours, une liste exhaustive de nos attentes dans l’intérêt de tous.

6 Avril 2020
 
 

Essai Discovery : n’excluons pas les patients du privé !

 
Les promoteurs de l’essai clinique Discovery, lancé pour évaluer les différents traitements potentiels contre le Coronavirus Sars-CoV-2, ont annoncé qu’il serait mené “exclusivement à l’hôpital”. Cet essai doit inclure un total de 3200 patients européens dont au moins 800 en France et devrait à terme impliquer une vingtaine d’établissements français. Les promoteurs ont rappelé que cet essai randomisé, comprenant cinq bras, s’adressait à des patients hospitalisés présentant des signes respiratoires, notamment une pneumonie liée à la maladie et/ou ayant besoin d’un support en oxygène. Il ne nous appartient pas de remettre en cause les critères d’inclusion de cet essai. 
 
Cependant, les Spécialistes CSMF demandent à ce que cliniques et hôpitaux soient mis sur un pied d’égalité dans le choix des centres d’inclusion. Il en va de l’égalité d’accès aux soins de tous les français face à une même maladie. 

29 Mars 2020
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