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Coronavirus et indemnités complémentaires : la CSMF partiellement entendue

 
 
La CNAM vient de diffuser l’information concernant la prise en charge de façon dérogatoire d’indemnités journalières pour les professionnels de santé libéraux dans le cadre de l’épidémie de coronavirus.
 
Pour les médecins en arrêt maladie à cause du coronavirus, une carence de trois jours s’appliquera. Par contre pour les médecins qui ont dû respecter une période d’isolement, ou qui doivent garder leur enfant en raison d’une période d’isolement, il n’y aura pas de délai de carence. Ceci correspond à la demande insistante qu’a faite la CSMF depuis plusieurs jours.
 
Le niveau des indemnités journalières attribuées est de 112 €. Ce niveau reste en-deçà des indemnités journalières que la CARMF verse habituellement à partir du 90e jour, pour la troisième tranche. Ce niveau n’est pas de nature à couvrir l’ensemble de la perte de l’arrêt d’activité du médecin en termes de perte de revenus et de prise en charge des frais inhérents au cabinet médical. La CSMF déplore cette pénalisation financière qui touche les médecins qui ont dû arrêter leur activité à cause de cette épidémie.
 
Elle appelle l’ensemble des médecins concernés à appeler le numéro de la CNAM prévu à cet effet pour la mise en place dans les plus brefs délais de cette indemnité (08 11 70 71 23).

6 Mars 2020

Coronavirus et indemnités complémentaires : la CSMF attend des engagements !

 
La CSMF a noté avec intérêt le décret paru ce jour concernant les indemnités complémentaires à l’allocation journalière sans délai de carence, pris par le gouvernement.
 
La CSMF a noté avec satisfaction que le ministre de la Santé s’était engagé à ce que les médecins qui ont été confinés à cause de l’épisode de coronavirus, ou ceux qui sont atteints de ce virus, pourraient bénéficier d’une indemnisation en leur garantissant l’absence de perte de revenus. Elle a bien noté que le délai de carence a été supprimé pour les médecins confinés, conformément à sa demande. Pour les médecins arrêtés pour des maladies liées au coronavirus, le délai de 90 jours est ramené à trois jours.
 
Malheureusement, à ce jour, aucune solution technique et aucune réponse n’a été apportée aux demandes multiples de la CSMF :
  • Qui va verser ces indemnités journalières alors qu’habituellement c’est la CARMF qui les verse aux médecins libéraux ?
  • Quel sera le niveau de cette indemnité journalière ? L’hypothèse d’une indemnité dite maximum pour les travailleurs indépendants, à 56 € par jour, témoignerait d’un grand mépris et d’une méconnaissance totale du fonctionnement des cabinets médicaux où non seulement l’arrêt de travail du médecin se traduit par une perte de revenus mais pendant l’arrêt de travail les charges du cabinet doivent être assumées par le médecin : paiement du salarié ou des salariés, frais de fonctionnement du cabinet, charges diverses, etc.
  • Quelle place pour les assurances complémentaires volontaires que les médecins ont pour certains d’entre eux contracté pour cette période avant le 90e jour où intervient la CARMF après ce très long délai de carence ?
 
Il est urgent d’apporter ces réponses dans les plus brefs délais.
 
Des médecins se tiennent mobilisés pour répondre aux besoins de la population, quelles que soient les circonstances. Chacun doit assumer ses responsabilités et ses engagements.
 
 5 Mars 2020

EPIDEMIE DE CORONAVIRUS : LES MEDECINS LIBERAUX EN PREMIERE LIGNE !

 
Les médecins libéraux sont très exposés à l’épidémie de Covid-19 annoncée en France, puisque forcément sollicités par une population touchée actuellement par les syndromes grippaux.
Le plus souvent, les Français vont d’abord chez leur médecin avant de téléphoner au 15 sans suspecter une seconde qu’il s’agisse du virus redouté.
Les médecins libéraux qui accueillent plus d’un million de personnes tous les jours dans leurs cabinets sont les premiers à répondre à cette menace. Certes, ils sont alertés par de nombreux mails issus des autorités sanitaires. Mais ce ne sont pas les mails qui les protègent !
 
Il est maintenant indispensable que l’Etat passe aux actes et dote au plus vite les cabinets de médecins libéraux de toutes les protections possibles (masques, blouses jetables, lunettes) et de solutions hydro-alcooliques.
C’est la moindre des choses pour notre profession qui, comme d’habitude, remplira son devoir vis-à-vis de la Nation ; n’oublions jamais  que l’adjectif « social » est toujours associé à « médecine libérale ».
 
Enfin, dans l’hypothèse où l’un de nos confrères serait contaminé par le virus, l’Etat doit s’engager à le protéger, lui et sa famille, afin que la mise en quatorzaine de ce dernier ne soit pas préjudiciable à son activité professionnelle ni à ses patients.
 
Tout mettre en œuvre pour protéger la première ligne de prise en charge est urgent !
 
26 Février 2020

Retraites des médecins : La CARMF rejoint la CSMF !

 
Depuis plusieurs mois, la CSMF, qui n’avait pas souhaité la réforme de la retraite universelle, tente par tous les moyens de sauver les pensions de retraite des médecins libéraux, et leur caisse autonome, la CARMF.
 
En effet, la mise en place du régime universel de retraite se traduirait pour les médecins libéraux par une diminution très modérée de leurs cotisations mais surtout par une très forte diminution de leur retraite pouvant dépasser 30% dans certains cas. Or la retraite des médecins libéraux est déjà d’un niveau relativement faible, en raison de la longueur des études et donc de la faible durée de cotisation, comparativement à d’autres professions.
 
C’est pourquoi la CSMF a préconisé la mise en place d’un étage supplémentaire de retraite, pour tous les médecins libéraux, étage qui pourrait être abondé par le différentiel de cotisation entre les cotisations actuelles et le niveau de cotisation à venir avec la retraite universelle seule. Cet étage permettrait de maintenir un niveau de retraite équivalent à l’actuel, pour compléter la retraite universelle lorsque la réforme sera appliquée. Il serait basé sur une répartition provisionnée, comme la CARMF le fait depuis des années pour la retraite complémentaire qu’elle gère.
 
Le principe qui guide la CSMF est simple : même niveau de cotisation et même niveau de retraite demain, comme aujourd’hui.
 
La CSMF se félicite que la CARMF ait rejoint cette proposition, et espère que la CARMF mettra tous les moyens techniques à la disposition de la négociation syndicale avec le gouvernement afin d’aboutir sur ce dossier essentiel.
 
La CSMF se félicite également que sa légitime demande de valorisation du cumul emploi-retraite ait été entendue et que le projet de loi de retraite universelle prévoit cette valorisation avec obtention de points pour tous les médecins en cumul à partir du 1er janvier 2022.
 
19 Février 2020

Déserts médicaux : il est urgent de revaloriser la médecine libérale !

 
L’étude de la Drees publiée aujourd’hui, vendredi 14 février, pointe le problème de l’accès aux soins, dans les territoires sous-dotés en médecins généralistes communément appelés les « déserts médicaux ». Le nombre de personnes vivant dans ces territoires est passé de 2,5 millions en 2015 à 3,8 millions en 2018.
 
Ceci est bien le résultat de la diminution du nombre de médecins généralistes, lié à un numerus clausus limité à 3500 étudiants en deuxième année dans les années 1995. Il faut rappeler qu’aujourd’hui ce sont environ 10 000 étudiants en 2e année de médecine. Différentes mesures ont été prises, dont l’impact se fera sentir très progressivement. Saluons l’aide à l’installation, l’aide au regroupement des médecins, la mise en place des assistants médicaux ou la télémédecine. La dernière mesure concernant le cumul emploi-retraite qui, dès le 1er janvier 2022, permettra aux médecins volontaires d’améliorer leur faible retraite, est une autre disposition favorable.
 
Le problème est complexe, multifactoriel. Aujourd’hui, les jeunes générations tardent à s’installer en médecine libérale, légitimement préoccupés par la dérive administrative de notre métier, ainsi que par une valeur de l’acte médical très en-deçà de la moyenne européenne qui rend l’exercice salarié plus attractif.
 
La CSMF attire l’attention du gouvernement sur cette situation qui s’aggrave pour des millions de Français et qui touche l’accès aux médecins généralistes, mais aussi aux médecins spécialistes. Il est urgent de prendre des mesures sur le tarif des actes médicaux afin que la médecine libérale attire réellement les jeunes générations. L’heure n’est pas à un ou deux euros de revalorisation de la consultation mais à une valeur de l’acte digne de notre profession. Les Français vont vite reprocher au gouvernement de ne pas avoir saisi l’ampleur de la crise actuelle, si des mesures très significatives ne sont pas prises dans les mois qui viennent.

14 Février 2020
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