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Coronavirus : des masques pour tous nos personnels

 
 
La crise sanitaire actuelle s’est traduite par une situation paradoxale pour les médecins libéraux. Certains, très sollicités, prennent en charge des patients atteints de Covid-19, mal protégés pendant des semaines, et paient un lourd tribut à cette épidémie. D’autres, malgré leurs disponibilités, sont dans l’impossibilité de continuer leur activité.
 
Pourquoi ? Parce que les établissements où ils exercent ont été réquisitionnés. Mais aussi parce qu’ils n’ont pas les moyens de protéger leurs personnels. En effet, la difficulté à obtenir des masques pour les médecins eux-mêmes et l’ensemble des soignants, a fait oublier les personnels des cabinets médicaux. Un médecin ne peut accepter de faire prendre des risques à sa secrétaire médicale, ou à son manipulateur radio dans un cabinet de radiologie, ou à tout autre collaborateur salarié qui exerce à ses côtés. Il a l’obligation juridique et morale d’assurer une protection de ses collaborateurs salariés. Or, la rareté des masques chirurgicaux a rendu cela impossible, ce qui a contraint les médecins à suspendre leur activité en raison de l’incurie de l’Etat et de son incapacité à fournir des masques de façon large.
 
A l’heure où ce confinement se prolonge, les médecins libéraux demandent au gouvernement de toute urgence de leur donner les moyens de travailler, donc de leur donner les moyens de protéger également l’ensemble de leurs collaborateurs salariés. Ceci est la seule solution pour que le médecin employeur réponde à ses obligations, mais c’est aussi la seule solution pour que la population française puisse être soignée au plus près de son domicile le plus rapidement possible.
 
Pour pouvoir soigner tous les Français, il faut des masques pour tous ceux qui prennent en charge leur santé.

14 Avril 2020

Les syndicats de médecins libéraux demandent aux assurances
du secteur médical d’améliorer les conditions d’accès à leurs prestations

 
Pour éviter une forte perte de ressources en cas de maladie, les médecins libéraux ont recours à des assurances complémentaires souscrites auprès d’organismes de prévoyance. Les garanties souscrites correspondent en général à la plus grande partie des prestations servies aux médecins en arrêt maladie.
 
Pour faire face à la situation exceptionnelle que nous connaissons, les syndicats médicaux représentatifs ont demandé et obtenu de l’assurance maladie et de la CARMF une amélioration de l’indemnisation des médecins libéraux malades. La suppression des franchises et l'indemnisation au premier jour pour les médecins atteints ou empêchés d'exercer vont permettre de limiter les effets de la crise sur une médecine libérale dont la population a plus que jamais besoin.
Ces prestations ne compensent cependant qu’une petite partie des frais fixes des médecins libéraux.
 
Actuellement l’activité de tous les médecins libéraux est en forte baisse en raison du confinement et de la « réquisition » des établissements de soins privés pour pouvoir accueillir des patients atteints de Covid19. C’est pourquoi les syndicats signataires demandent à tous les assureurs et organismes de prévoyance d'étudier avec attention les besoins de leurs médecins souscripteurs. Ils leur suggèrent d’améliorer les conditions d'accès aux prestations prévues aux contrats, en supprimant le délai de carence en cas de maladie et en élargissant la prise en charge des pertes d’exploitation, à l'instar des compagnies qui répercutent sur leurs assurés la baisse du coût des sinistres automobiles induite par le confinement.    
 
Ils seront très attentifs aux efforts que feront, ou non, les assureurs du secteur médical.
 
Dr JP ORTIZ, Président de la CSMF
D JP HAMON, Président de la FMF
Dr P. CUQ, Co-Président du BLOC
Dr J BATTISTONI, Président de MG France
Dr P VERMESCH, Président du SML

10 Avril 2020

Jeunes médecins et médecins en cumul emploi-retraite :
Un enjeu majeur de démographie médicale post COVID-19

 
 
Gérer c’est anticiper, et anticiper c’est indispensable en matière de démographie médicale et donc d’accès aux soins des Français.
La crise sanitaire sans précédent du COVID-19 entraine une crise économique jamais rencontrée par les médecins libéraux, qui font néanmoins front avec courage malgré les extrêmes difficultés. Mais cette situation pourrait être rédhibitoire pour les plus jeunes et les plus âgés des médecins libéraux pour des raisons spécifiques.
Les plus âgés, c’est-à-dire les médecins exerçant sous le régime cumul emploi-retraite, vivent actuellement une situation paradoxale ; ils sont très exposés au virus (et encore aujourd’hui sans équipement protecteur performant) et ils savent que la maladie peut être fatale s’ils la contractent ; d’autre part, ils subissent une baisse d’activité, du fait de la déprogrammation des soins ou du confinement. Ainsi, de façon mécanique, leurs charges sont supérieures à leurs recettes. Incontestablement le risque physique, associé au risque financier, ne peut que les inciter à cesser leur activité. N’oublions pas qu’ils représentent 15% des médecins libéraux en activité.
Nos plus jeunes confrères n’échappent pas non plus à ces inquiétudes. La crise et la baisse de leurs revenus pourraient les encourager à ne plus exercer en médecine libérale, car, au-delà de la difficulté de l’exercice, ils doivent aussi faire face aux charges d’un jeune praticien qui s’installe.
À l’évidence, les effets combinés de la crise du COVID-19 doivent inciter la CNAM à avoir une démarche particulière d’accompagnement et de soutien pour ces deux catégories de médecins indispensables à un accès aux soins de qualité pour les Français.
 
7 Avril 2020

Elargissement de la téléconsultation : victoire de la CSMF !

 
La CSMF dans cette épidémie de Covid-19 se préoccupe de l’accès aux soins pour tous les patients, y compris les plus âgés et les plus fragiles. C’est pourquoi elle avait demandé à la CNAM que les critères de téléconsultation soient élargis de façon dérogatoire afin de continuer à  suivre les patients chroniques qui respectent les mesures de confinement qui les protègent.
 
La CSMF vient d’obtenir satisfaction puisque la consultation par téléphone, en l’absence de possibilité de vidéo-échange, sera possible pour les patients les plus âgés, de plus de 70 ans, pour les patients atteints d’une pathologie chronique (ALD) ou pour les patients résidant en zones blanches.
 
De même, dans le contexte de l’épidémie de Covid-19, il sera possible de faire des consultations complexes, ou des avis ponctuels de consultants en téléconsultation de façon dérogatoire.
 
Après les premières avancées d’élargissement de la téléconsultation, ces dernières décisions de la CNAM sont de nature à favoriser le confinement, tout en permettant le maintien d’un suivi médical des patients les plus fragiles. Ces télé consultations continueront à être prises en charge à 100% par l’Assurance Maladie dans cette période.
 
La CSMF se félicite d’avoir été à l’origine de ces décisions et appelle tous les médecins à utiliser ces nouveaux modes de suivi de nos patients.

3 Avril 2020

Téléconsultations : accélérer la mutation

 
L’épidémie dramatique de Covid-19 dans l’ensemble du pays est en train de bouleverser les habitudes, en particulier dans le domaine du la santé. C’est pourquoi les critères de la téléconsultation ont été discrètement élargis par la Caisse d’Assurance Maladie pour un patient qui n’aurait pas été vu dans les 12 mois précédents et le paiement en est simplifié en passant par l’Assurance Maladie pour sa totalité, ce qui facilite l’usage de la téléconsultation. Ces deux avancées indiscutables en appellent aujourd’hui d’autres, dans cette période de crise sanitaire majeure.
 
En effet, les médecins libéraux sont inquiets des retards de prise en charge qui pourraient survenir dans le pays et des conséquences que cela aurait sur la santé de nos concitoyens à l’issue de la crise actuelle.
 
C’est pourquoi la CSMF demande à la Caisse d’Assurance Maladie de prendre des mesures urgentes pour permettre un accès facilité aux médecins libéraux pour cette période de confinement:
 
  • La téléconsultation comprend un échange vidéo, des renseignements sur le dossier médical et une éventuelle lettre au médecin traitant pour les médecins des autres spécialités. Malheureusement l’échange vidéo se heurte à la fracture numérique, à la difficulté d’utiliser les moyens vidéo pour les personnes âgées, et aux aléas de fonctionnement des outils numériques. Dans la période d’épidémie par le Covid-19, il faut permettre la valorisation des échanges téléphoniques avec analyse tracée dans le dossier, éventuelle transmission de prescriptions médicales, par une cotation comme la téléconsultation. Ceci permettra à des patients qui résident dans des zones blanches au niveau numérique ou à des patients âgés, d’être suivis par leur médecin habituel dans cette période de déplacement très limité.
 
  • Les cotations des téléconsultations doivent être élargies pour les médecins spécialistes : les consultations complexes doivent pouvoir être réalisées par téléconsultation ; de même les avis ponctuels de consultants doivent pouvoir être cotés en téléconsultations. Enfin des majorations spécifiques liées à certaines spécialités, ou à des conditions particulières, doivent pouvoir être également utilisées.
 
La CSMF appelle la CNAM à poursuivre son effort d’élargissement de l’utilisation de la téléconsultation dans la période actuelle, en privilégiant l’organisation en parcours de soins et la coordination entre le médecin traitant et les médecins des autres spécialités pour une bonne prise en charge du patient sans interruption et sans trou d’air dans le suivi.

2 Avril 2020
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