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Les Remplaçants : Des médecins comme les autres !

 
 
Pendant la période de confinement, les médecins remplaçants ont été pénalisés par une quasi interruption de leur activité de remplacement. C’est pourquoi la CSMF, avec d’autres syndicats représentatifs de médecins libéraux, a mené une action auprès de la CNAM, conjointement avec les syndicats juniors : Jeunes Médecins, ReAGJIR, ISNAR-IMG et ISNI, pour sauvegarder cette activité et donc demander la juste reconnaissance du travail des remplaçants. La CSMF se félicite que malgré la difficulté technique, la CNAM ait finalement trouvé une solution pour mettre en place une indemnisation pour perte d’activité. Cette indemnisation ne prend en compte qu’une partie des remplaçants et des remplacements sur la base de l’antériorité, mais est un signe montrant que cette activité de remplacement doit être soutenue dans la vie professionnelle d’un médecin.
 
La CSMF salue cette action unitaire qui a permis d’obtenir ce résultat pour les jeunes collègues aux côtés desquels elle se situe, fidèle à sa vocation de défendre les médecins de toutes les catégories

26 Juin 2020


22 Juin 2020

Propositions de la Mutualité française : Des idées surréalistes…

 
Voulant apporter sa contribution au Ségur de la santé, la Mutualité française vient de proposer quelques "solutions" afin dit-elle « de mettre fin aux difficultés, aux inégalités sociales et territoriales que la crise sanitaire a amplifiées »…
 
Parmi celles-ci, afin de récompenser l’engagement des médecins de ville, afin de les remercier d’avoir mené ce combat souvent au péril de leur vie, la Mutualité française ne propose pas moins que de diminuer leur rémunération s’ils n’ont pas la bonne idée d’être dans une maison de santé pluriprofessionnelle ou équivalent.
 
La Mutualité visiblement ne connaît pas la réalité que vivent les Français au quotidien : celles de médecins engagés professionnellement et travaillant quotidiennement avec des professionnels de santé libéraux autour de leur lieu d’exercice, que ce soient des infirmiers, pharmaciens, kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, etc.
 
A moins d’exercer dans une île déserte, les médecins aujourd’hui travaillent et prennent en charge les Français de façon coordonnée. Bien sûr, la formalisation de cette coordination doit s’améliorer tout particulièrement grâce aux outils numériques. La Mutualité française ferait mieux de s’interroger sur le splendide échec extrêmement coûteux du DMP qui devait être la pierre angulaire de la coordination et qui malheureusement est perdu dans les limbes.
 
Autre idée tout aussi déconnectée de la réalité : celle de faire des ARS les régulateurs de l’offre. Peut-être la Mutualité française souhaite-t-elle que les ARS, dont on a vu la faillite de la plupart d’entre-elles pendant cette crise de la Covid19, soient à la manœuvre pour réguler les médecins de ville et donc qu’elles mettent fin à la liberté d’installation? Tous les pays étrangers qui ont tenté cette expérience ont montré combien ces dérives bureaucratiques et dignes des pays de l’Est se sont traduites par une aggravation des inégalités devant la maladie…
 
Enfin la Mutualité propose de rémunérer au forfait les équipes de professionnels. La Mutualité semble ignorer que le paiement à l’acte est le facteur de l’efficience, et qu’il faudrait simplement accompagner ce mode de rémunération d’une valorisation de la qualité et de la pertinence. La CSMF est prête à s’engager dans cette démarche de qualité qui permettrait de mieux valoriser nos actes.
 
La CSMF se tient à la disposition de la Mutualité française pour mener une réflexion afin d’améliorer le fonctionnement de notre système de santé mais cela ne peut se traduire par des propositions aussi éloignées de la réalité

17 Juin 2020

Comptes de la sécu : sacrifier la médecine de ville serait une faute politique impardonnable !

 
La commission des comptes de la sécurité sociale s’est réunie ce matin et a pu constater que l’année 2019 était marquée par une nette amélioration des comptes avec un déficit relativement limité et moins important qu’attendu. Malheureusement, la crise de la Covid 19 a considérablement bouleversé la donne.
 
Les prévisions pour l’année 2020 font état d’un déficit prévu à un niveau historique, de 52 milliards d’euros, dégradation exceptionnelle à la fois liée à une augmentation des dépenses mais surtout à une nette diminution prévisible des recettes.
 
Dans ces prévisions sont intégrés les moyens complémentaires déjà mobilisés ou annoncés en particulier pour lutter contre cette épidémie : prime pour les salariés des hôpitaux, achat massif de masques, coût des dépistages diagnostiques…
 
Il faut noter que l’hypothèse concernant les soins de ville pour 2020 prévoit une diminution du remboursement de 4 milliards d’euros, hypothèse basée sur la constatation de la nette baisse d’activité en ville pendant l’épidémie suivie d’une reprise progressive et un rattrapage sur le dernier quadrimestre à hauteur de 20 % d’activité supplémentaire ; cette augmentation est très hypothétique vu les contraintes de fonctionnement actuelles liées à la pénurie sur les médicaments anesthésiants, sans  aucune visibilité d’amélioration.
 
Cette crise de la Covid19 va donc se traduire pour la médecine de ville par une nette diminution des moyens alloués si les choses ne sont pas redressées dans l’immédiat.
 
La CSMF demande au gouvernement d’intégrer cette prévision pour aider les soins de ville et donc miser sur une nouvelle organisation des soins reposant sur une nette revalorisation de la médecine libérale. Ces 4 milliards doivent non seulement revenir intégralement aux soins de ville, mais être accompagnés des moyens complémentaires nécessaires, comme cela est prévu pour l’hôpital.
 
Pendant la crise de la Covid19, tous les soignants quel que soit leur statut, à l’hôpital public, ou en pratique libérale, se sont mobilisés avec abnégation sans réfléchir aux différences statutaires. Il serait incompréhensible que certains soient reconnus pour leurs engagements, par les primes déjà annoncées et que d’autres en soient oubliés. Ceci serait vécu comme un mépris vis-à-vis de la mobilisation partagée par tous. La CSMF demande donc au gouvernement des engagements clairs : sacrifier la médecine de ville serait une faute politique impardonnable !
 
16 Juin 2020

Covid 19 : encore une avancée grâce à la CSMF !
 

Le déconfinement se traduit par des consultations particulièrement lourdes pour certains patients qui n’ont pas été suivis pendant la période de confinement : ce sont les  patients polypathologiques, nécessitant un suivi régulier qu’ils n’ont pas eu, patients dits « vulnérables ». Depuis des semaines, la CSMF a souligné le changement de la pratique médicale quotidienne en raison de l’impact du Covid 19. Ce changement de pratique modifie plusieurs aspects de notre travail médical mais tout particulièrement la lourdeur et la durée de la consultation dans les cabinets.
 
La CSMF vient d’être entendue et a obtenu la création d’une consultation complexe qui a été entérinée au journal officiel hier. Cette consultation complexe sera réservée aux personnes vulnérables en sortie de confinement, et sera prise en charge à 100 % par l’assurance maladie.
 
L’information va être largement diffusée dès mardi 2 juin par l’ensemble des services de l’Assurance Maladie.
 
Jour après jour, la CSMF se bat pour faire prendre en compte la difficulté et la lourdeur de notre métier. Pas à pas, la ténacité et le travail quotidien permettent d’avancer pendant que d’autres s’agitent inutilement...

29 Mai 2020
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