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Difficulté de l’accès aux soins : surtout ne pas l’aggraver !

 
Les internes de médecine pourraient voir se durcir les conditions leur permettant de remplacer leurs collègues médecins en ville ou à l'hôpital. Derrière cette volonté conjointe du Ministère de la Santé, des doyens de faculté de médecine et du Conseil National de l’Ordre des Médecins, très éloignés des réalités du terrain, c’est l’accès aux soins qui est mis en danger.
 
Nul n’ignore que l’accès aux soins sur le territoire français est de plus en plus difficile. En cause, une démographie médicale contrainte par des années de restriction de l’accès aux études de médecine (numerus clausus) décidées par un pouvoir politique qui pensait réduire les dépenses de santé en réduisant le nombre de prescripteurs !
 
Nos concitoyens se retrouvent donc face à cette situation inacceptable: ils ont du mal à trouver un médecin, tant un médecin généraliste comme médecin traitant comme un médecin spécialiste en particulier dans certaines spécialités. Ophtalmologue, dermatologue, psychiatre etc. mais également médecin généraliste, les attentes pour avoir un rendez-vous s’allongent d’année en année.
 
Quelle réforme apporte le ministère de la Santé face à cela ?
Empêcher les internes, jeunes médecins en formation, ayant un bagage de 6 à 10 années d’études, dont a minima 4 passées à l’hôpital en stage, de remplacer des médecins séniors ! Les raisons inavouées de cette décision ? Empêcher les internes de découvrir de nouvelles manières d’exercer la médecine, loin des Centres Hospitalo-Universitaires.
 
La CSMF et l’ISNI s’unissent aujourd’hui pour dire NON à cette mesure délétère pour l’accès aux soins des Françaises et des Français. Délétère également pour la formation des internes puisque ceux-ci n’ont que très peu d’occasions d’aller se former à la médecine de ville alors que la majorité des médecins exercent en libéral. Délétère enfin parce que la fin de l’accès aux remplacements supprime l’occasion de découvrir la médecine libérale et coupe encore un peu plus les ponts fragiles entre médecine de ville et médecine hospitalière . Pourtant cette relation entre la ville et l’hôpital était censée se renforcer depuis Ma Santé 2022 !
 
Médecins de toutes les spécialités, par la voix de la CSMF, nous soutenons nos jeunes collègues internes face à cette situation porteuse de grands dangers pour la population et de difficultés dans les territoires Nous appelons le ministère à décaler cette disposition d’un an au moins et de tenir compte de la situation actuelle très difficile.
 
Non à la fin des remplacements par les internes de médecine !

12 Janvier 2021

La CSMF ne signera pas l’avenant 2 de l’ACI-CPTS

 
     La CSMF a réuni son bureau confédéral le mardi 22 décembre dernier et a analysé les propositions issues de la négociation sur la coordination en vue d’un accord conventionnel interprofessionnel.
 
     La CSMF se bat pour que les médecins libéraux aient les moyens et les outils pour s’organiser et mieux répondre aux besoins de santé de la population dans les territoires. C’est pourquoi la CSMF considère que des organisations telles que les CPTS peuvent être pertinentes dans les territoires, à condition que ces CPTS soient aux mains des professionnels de santé de ville, et que les médecins libéraux puissent en être des acteurs majeurs. La CSMF considère également que des organisations telles que les équipes de soins primaires pour les médecins généralistes ou les équipes de soins spécialisées pour les médecins des autres spécialités sont des outils qui peuvent être utiles pour favoriser la coordination entre les médecins et avec les autres professionnels de santé dans les territoires.
 
     Pour atteindre ces objectifs, la CSMF considère que la proposition l’avenant 2 de l’ACI-CPTS est largement insuffisante. En effet, un effort indiscutable est fait sur l’accompagnement financier des CPTS. Mais la CSMF considère que cela n’est pas suffisant, car les CPTS ne peuvent être le seul modèle organisationnel pour tous les médecins et tous les soins de ville. Il ne s’agit que l’une des solutions possibles et la CSMF ne peut pas accepter que l’organisation dans les territoires se résume aux seules CPTS. C’est pourquoi la CSMF soutient aussi les autres organisations de soins coordonnés, que ce soient des équipes de soins primaires, des équipes de soins spécialisées, ou des équipes de soins ouvertes, ou toute autre organisation de coordination libérale. C’est bien l’ensemble des différentes modalités de coordination que la CNAM doit soutenir, sans en privilégier une seule. Cet avenant n’apporte aucune garantie sur le financement de ces différentes organisations, hormis celle des CPTS.
 
C’est pourquoi la CSMF a décidé de ne pas signer l’avenant 2 de l’ACI-CPTS.
 
La CSMF appelle les autres syndicats médicaux à ne pas accompagner cette vision étroite et uniciste de l’organisation des soins de ville qui se résumerait aux seules CPTS.
 
6 Janvier 2021

Vaccination : Médecins, donnons l’exemple !

 
Devant cette épidémie de Covid 19 et des nouveaux variants qui inquiètent, la seule solution est la vaccination massive en commençant par les personnes à risque et les soignants.
 
La CSMF se félicite de l’élargissement immédiat aux professionnels de santé de plus de 50 ans. Elle appelle le gouvernement à aller plus vite et à permettre la vaccination de tous les médecins libéraux en première ligne et de tous les soignants.
 
Les problèmes logistiques doivent être résolus au plus vite, et la qualité de l’information et le suivi du patient doivent être au cœur des préoccupations. Il faut pour cela garantir aux Français un processus de vaccination en lequel ils auront confiance. C’est pourquoi il est fondamental de centrer la vaccination sur les médecins de ville, en particulier les médecins traitants, gages d’un processus sécurisé et de qualité.
 
Les différentes enquêtes d’opinion montrent que les Français ont un manque de confiance vis à vis de ce vaccin contre la Covid19. Alors que dans d’autres pays européens, la vaccination se développe facilement car les populations y adhèrent, en France aujourd’hui moins de 40 % des Français sont prêts à se faire vacciner. Cela est notoirement insuffisant pour mettre fin à cette épidémie. Il est donc fondamental de redonner confiance à la population française et de réaffirmer que la vaccination est un processus bien connu et très efficace. Les vaccins actuellement sur le marché contre la Covid19 ont été largement testés et validés, sont d’une efficacité remarquable, et ne présentent quasiment aucun effet secondaire notable, en l’état actuel des connaissances.
 
Afin de redonner confiance aux Français, une opération de vaccination publique de personnalités du monde de la santé est organisée aujourd’hui à 15 h 30 à la maison médicale de garde d’Aulnay sous Bois. Y participeront le Président de la Confédération des Syndicats Médicaux Français et d’autres responsables syndicaux mais également des personnalités reconnues comme Axel Kahn, René Frydman, Michel Cymes, Marina Carrere d’Encausse, etc..
 
La CSMF remercie ces personnalités et se félicite de ce mouvement afin de montrer aux Français qu’ils doivent aujourd’hui rentrer avec confiance dans une logique de prévention en matière de santé et adhérer sans réticence à la vaccination contre la Covid19.
 
6 Janvier 2021
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