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Elargissement de la téléconsultation : victoire de la CSMF !

 
La CSMF dans cette épidémie de Covid-19 se préoccupe de l’accès aux soins pour tous les patients, y compris les plus âgés et les plus fragiles. C’est pourquoi elle avait demandé à la CNAM que les critères de téléconsultation soient élargis de façon dérogatoire afin de continuer à  suivre les patients chroniques qui respectent les mesures de confinement qui les protègent.
 
La CSMF vient d’obtenir satisfaction puisque la consultation par téléphone, en l’absence de possibilité de vidéo-échange, sera possible pour les patients les plus âgés, de plus de 70 ans, pour les patients atteints d’une pathologie chronique (ALD) ou pour les patients résidant en zones blanches.
 
De même, dans le contexte de l’épidémie de Covid-19, il sera possible de faire des consultations complexes, ou des avis ponctuels de consultants en téléconsultation de façon dérogatoire.
 
Après les premières avancées d’élargissement de la téléconsultation, ces dernières décisions de la CNAM sont de nature à favoriser le confinement, tout en permettant le maintien d’un suivi médical des patients les plus fragiles. Ces télé consultations continueront à être prises en charge à 100% par l’Assurance Maladie dans cette période.
 
La CSMF se félicite d’avoir été à l’origine de ces décisions et appelle tous les médecins à utiliser ces nouveaux modes de suivi de nos patients.

3 Avril 2020

Téléconsultations : accélérer la mutation

 
L’épidémie dramatique de Covid-19 dans l’ensemble du pays est en train de bouleverser les habitudes, en particulier dans le domaine du la santé. C’est pourquoi les critères de la téléconsultation ont été discrètement élargis par la Caisse d’Assurance Maladie pour un patient qui n’aurait pas été vu dans les 12 mois précédents et le paiement en est simplifié en passant par l’Assurance Maladie pour sa totalité, ce qui facilite l’usage de la téléconsultation. Ces deux avancées indiscutables en appellent aujourd’hui d’autres, dans cette période de crise sanitaire majeure.
 
En effet, les médecins libéraux sont inquiets des retards de prise en charge qui pourraient survenir dans le pays et des conséquences que cela aurait sur la santé de nos concitoyens à l’issue de la crise actuelle.
 
C’est pourquoi la CSMF demande à la Caisse d’Assurance Maladie de prendre des mesures urgentes pour permettre un accès facilité aux médecins libéraux pour cette période de confinement:
 
  • La téléconsultation comprend un échange vidéo, des renseignements sur le dossier médical et une éventuelle lettre au médecin traitant pour les médecins des autres spécialités. Malheureusement l’échange vidéo se heurte à la fracture numérique, à la difficulté d’utiliser les moyens vidéo pour les personnes âgées, et aux aléas de fonctionnement des outils numériques. Dans la période d’épidémie par le Covid-19, il faut permettre la valorisation des échanges téléphoniques avec analyse tracée dans le dossier, éventuelle transmission de prescriptions médicales, par une cotation comme la téléconsultation. Ceci permettra à des patients qui résident dans des zones blanches au niveau numérique ou à des patients âgés, d’être suivis par leur médecin habituel dans cette période de déplacement très limité.
 
  • Les cotations des téléconsultations doivent être élargies pour les médecins spécialistes : les consultations complexes doivent pouvoir être réalisées par téléconsultation ; de même les avis ponctuels de consultants doivent pouvoir être cotés en téléconsultations. Enfin des majorations spécifiques liées à certaines spécialités, ou à des conditions particulières, doivent pouvoir être également utilisées.
 
La CSMF appelle la CNAM à poursuivre son effort d’élargissement de l’utilisation de la téléconsultation dans la période actuelle, en privilégiant l’organisation en parcours de soins et la coordination entre le médecin traitant et les médecins des autres spécialités pour une bonne prise en charge du patient sans interruption et sans trou d’air dans le suivi.

2 Avril 2020

EHPAD : en finir avec ce monde parallèle

 
 
Il y a dans notre pays deux crises sanitaires. Celle dont on nous parle tous les jours depuis plus d’un mois, et l’autre, silencieuse, qui touche nos aînés, et parmi eux les plus vulnérables d’entre nous, celles et ceux qui résident dans les EHPAD, car les formes graves et sévères de cette épidémie les concernent plus particulièrement.
Depuis le début de la crise du COVID-19, les médecins coordonnateurs des EHPAD, et autres structures, alertent sur les conditions d’exercice et le bilan dramatique qu’il faudra affronter lorsque l’épidémie sera terminée.
L’État n’ignore pas cette réalité. Les chiffres de l’épidémie communiqués tous les jours par le Ministère de la Santé ne font jamais état des dramatiques statistiques que nous pouvons imaginer dans les EHPAD et qui, hélas, pourraient représenter jusqu’à 70% des décès en France.
Les médecins libéraux, acteurs majeurs de la médecine libérale et sociale, demandent solennellement de mettre en œuvre de toute urgence les mesures suivantes:
  1. L’ensemble des soignants, mais aussi tous les acteurs (aides-soignants, auxiliaires de vie, agents d’entretien, etc.) doivent prioritairement bénéficier de tests de dépistage. Et lorsque celui-ci est positif, le personnel concerné doit être mis en quatorzaine.
  2. Les résidents des EHPAD qui sont positifs au test, fiévreux et en pneumopathie, doivent être placés dans des établissements de soins de suite et de réadaptation (SSR), pour bénéficier de protocoles d’aides pour les détresses respiratoires mais aussi de protocoles permettant les produits injectables dans leur prise en charge pour assurer une digne fin de vie. Quant aux résidents positifs non décompensés, ils doivent aussi être placés dans un établissement de surveillance spécifique.
  3. Que le personnel qui pratique les soins à la personne et plus particulièrement les aides-soignants et infirmier(e)s, soit prioritairement équipé de l’ensemble des protections nécessaires à leur travail quotidien (lunettes, blouses, masques, gants, …). C’est encore trop peu le cas actuellement dans ces structures.
Ces trois mesures sont le minimum acceptable pour une prise en charge convenable dans les EHPAD.
La grandeur et l’humanisme d’une société se mesurent aussi à la façon dont elle protège prioritairement les plus fragiles d’entre nous durant cette période. Une fois l’épidémie passée, alors l’ensemble de notre société pourra nourrir un sentiment de fierté et de devoir accompli après avoir accompagné dignement nos aînés.
Les EHPAD ne doivent plus être un monde parallèle.

1er Avril 2020

Conférence de presse du Premier Ministre du 28 Mars
Défiance…

 
Selon le dernier sondage ODOXA, une large majorité de français ne fait plus confiance à l’exécutif pour gérer la crise sanitaire.
 
Dans un tel contexte de crise, de guerre comme celle que nous vivons, il y a habituellement une union nationale derrière le Président et son gouvernement.
 
Aujourd’hui ce n’est pas le cas, la faute aux nombreuses polémiques, aux annonces non tenues et au manque de transparence.
 
Pour celles et ceux qui sont sur le terrain, c’est un sentiment de défiance qui règne et en particulier pour les médecins libéraux, déjà lourdement touchés par la perte des leurs, morts au front car partis combattre sans protection faute d’équipement …
 
Cette défiance est aussi la conséquence d’un manque de transparence, de fausses promesses, d’un sentiment « de se faire balader ».
 
Les masques FFP2 et l’ensemble des protections nécessaires ainsi que les tests de dépistage ne sont toujours pas ou peu accessibles pour les médecins de terrain et leurs équipes.
 
La comptabilité morbide de celles et ceux décédés du COVID 19 ne tient pas compte du nombre de morts dans les EHPAD, car ces établissements ne sont pas reliés au système hospitalier !
 
Et pourtant le Ministre de la santé Monsieur Olivier VERAN dans son dernier courrier du 27 mars qui nous est adressé, termine malgré ce contexte par cette phrase cynique « Je sais que je peux compter sur vous ».
 
Alors oui, Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre (même si vous oubliez régulièrement de citer la médecine libérale), je vous confirme que vous pouvez compter sur les médecins libéraux et leurs équipes, même si nous avons peu ou pas de protection, peu ou pas de tests de dépistage. Nous remplirons notre devoir pour la nation.
Mais un jour, il faudra rendre compte.
 
29 Mars 2020
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