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La CSMF dit oui au renouveau du syndicalisme en préservant l’union de la médecine libérale

 
OUI l’immense majorité des médecins, quelles que soient leurs origines, sont très attachés à une organisation de la médecine libérale autour de la coordination du 1er et du 2ème recours.
 
OUI pour peser face à l’Etat et obtenir une convention favorable à la médecine libérale ; seuls les syndicats pluri-catégoriels sont incontournables.
 
OUI que nous soyons généralistes ou spécialistes, nous sommes d’abord des médecins et c’est cet engagement qui nous permet d’avoir une écoute particulière auprès de nos concitoyens.
 
OUI les médecins libéraux ont une responsabilité morale vis-à-vis de la société, qui consiste à organiser une offre de soins permettant à chaque Français d’obtenir une prise en charge de qualité. Sa mise en place passe par une nouvelle organisation syndicale unitaire, innovante et libérale, à laquelle la CSMF œuvre quotidiennement. C’est pour cela que le rassemblement des spécialistes ne sera fort que dans un syndicat polycatégoriel.
 
OUI l’union c’est la victoire de la médecine libérale.
 
Dr Jean-Paul Ortiz
Président de tous les médecins de la CSMF

25 Novembre 2019

Complexification de la mention « non substituable » : la CSMF dit 3 fois non ! MTE : non ! EFG : non ! CIF : non !

 
L’arrêté précisant les conditions de l’utilisation de la mention « non substituable », dans le cadre d’une prescription de médicaments, est censé favoriser l’utilisation des médicaments génériques. Malheureusement, cet arrêté va à l’encontre de l’objectif poursuivi.
 
Il prévoit des situations précises limitant l’utilisation de la mention « non substituable », avec un codage explicite en fonction de la situation médicale. Outre le non-respect du secret médical, cette nouvelle dérive bureaucratique avec trois nouveaux codes est inacceptable pour les médecins libéraux. De plus, la non substitution est une situation qui peut également être nécessaire en fonction de l’état d’observance et la compliance du patient au traitement, et en fonction de la galénique du médicament
 
La CSMF dénonce cette nouvelle dérive bureaucratique et cette vision très administrative du métier de médecin. Elle s’oppose à cet arrêté et appelle les médecins à ne pas rentrer dans cette mécanique.

20 Novembre 2019

Les syndicats de médecins libéraux dénoncent un plan urgences exclusivement centré sur l’hôpital

Quelques jours avant la manifestation du 14 novembre pour la défense de l’Hôpital public, la ministre de la santé faisait le point vendredi dernier sur le chantier de refondation des urgences qu’elle a lancé au début de l’été. Les premières pistes présentées, issues de la mission Carli - Mesnier, confirment malheureusement les craintes initiales des médecins libéraux.
 
Le Service d’Accès aux Soins (SAS) censé résoudre le problème d’engorgement des urgences et offrir une réponse aux patients où qu’ils se trouvent serait peut-être placé sous un numéro santé unique, le 113. Ce numéro n’est en fait que le 15 sous un nouvel habillage. C’est donc une occasion ratée de s’appuyer sur la médecine de ville, alors que la ministre de la santé souhaite une collaboration renforcée entre ville et hôpital. Il importe à cette fin de créer une filière spécifique aux soins de ville, distincte des urgences médicales, connue de la population et s’appuyant pour cela sur un numéro spécifique, le 116 117, déjà inscrit dans la loi.
 
Créer un Service d’Accès aux soins sous l’égide de l’hôpital ne répond ni aux enjeux de l’organisation des urgences ni à ceux de la réponse aux demandes de soins non programmés.
 
  • Parce que ce SAS hospitalier va créer un appel d’air qui va monopoliser tous les moyens financiers disponibles : ARM et régulation notamment.
  • Parce que les urgences vitales vont être encore plus noyées au milieu des appels concernant les soins non programmés, qui en constituent une large majorité.
  • Parce qu’au sein des centres de réception et régulation des appels, les médecins libéraux n’auront pas plus qu’aujourd’hui la place qui leur revient.
  • Parce que demain pas moins qu’hier la population continuera à confondre soins non programmés et urgences médicales, maisons médicales de garde et services d’urgences. Les hôpitaux ne s’y sont pas trompés quand ils décident de créer des unités de soins non programmés dans leurs locaux, commençant ainsi à siphonner l’activité de la médecine ambulatoire.
 
Pour les médecins libéraux et leurs syndicats, un véritable Service d’Accès aux Soins repose au contraire sur 4 piliers inséparables :
 
  • L’extension des horaires de la permanence des soins ambulatoires (PDSA) en l’alignant sur les horaires des gardes hospitalières qui débutent à 18h et englobent le samedi matin et après-midi pour tous les médecins généralistes et spécialistes concernés.
  • Un mode d’emploi de l’organisation des soins s’appuyant sur une filière spécifique aux soins de ville pour les soins non programmés, concrétisée par un numéro dédié.
  • Une régulation des demandes de soins non programmés gérée par des organisations libérales, grâce à une régulation libérale éventuellement délocalisée.
  • Une valorisation de la prise en charge de ces soins non programmés.
 
Nous appelons la ministre de la santé à entendre les demandes des médecins libéraux, prêts à s’impliquer dès lors qu’ils auront satisfaction sur ces 4 points. Si la voie retenue pour le Service d’Accès aux Soins était celle annoncée vendredi dernier, les syndicats de médecins libéraux n’auraient plus d’autre possibilité pour se faire entendre que de s’engager résolument dans une grève des gardes.
 
Contacts presse :
 
Dr Jean-Paul ORTIZ - Président de la CSMF - 06.07.86.08.83
Dr Jean-Paul HAMON - Président de la FMF - 06.60.62.00.67
Dr Jacques BATTISTONI - Président de MG France - 06.62.61.09.99
Dr Philippe VERMESCH - Président du SML - 06.09.55.77.24
 
12 Novembre 2019

Liberté d’installation : toujours d’actualité !

 
Dans une note récente, voilà que ressurgit le problème de la liberté d’installation des médecins. Curieusement, cette note vient du ministère des Finances, dont on comprend mal pourquoi il s’intéresse à ce sujet… La Direction Générale du Trésor a pourtant bien d’autres soucis dans notre pays.
 
Les vieilles propositions, qui ont toujours échoué, sont de nouveau de mise. Pourtant, partout où la liberté d’installation a été supprimée, et où les autres pays ont tenté de réguler l’installation des médecins pour résoudre le difficile problème de l’accès géographique aux soins, ceci s’est traduit par un échec…
 
Quant à vouloir repêcher les candidats recalés à la sélection des études de médecine en les envoyant dans les zones sous-denses, voilà un bien curieuse vision de l’égalité des Français devant la maladie et la bonne prise en charge que véhicule le ministère des Finances.
 
Les médecins français sont attachés à une médecine de qualité, à des jeunes médecins formés dans les meilleures conditions, et à une valorisation de leur mode d’exercice. Or, aujourd’hui, le statut libéral attire peu. Les jeunes médecins s’installent tard (38 ans). C’est bien parce qu’ils ne connaissent pas le mode d’exercice libéral qu’ils s’en détournent souvent : il est indispensable que leur formation s’ouvre largement sur l’exercice professionnel, en particulier en médecine de ville et en pratique libérale.
 
Voilà des pistes simples que le gouvernement ferait bien de mettre en œuvre plutôt que de s’attacher à des mécanismes coercitifs qui ont déjà échoué partout ailleurs. La CSMF est attachée à maintenir cette liberté d’installation, mais elle demande instamment au gouvernement de valoriser l’exercice en ville pour y attirer les jeunes générations

31 Octobre 2019
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