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Équité pour les personnels des cabinets médicaux !

 
Le Ségur de la santé qui s’est terminé il y quelques semaines par un accord salarial pour les  hôpitaux va se traduire par une augmentation légitime et substantielle des salaires de tout le personnel hospitalier. Ceci concerne l’ensemble des salariés des hôpitaux publics mais également des établissements de soins privés.
 
La CSMF alerte une nouvelle fois le gouvernement sur la situation d’iniquité créée et sur le risque de déséquilibre avec la mise en place de ce mécanisme qui oublie les salariés des médecins libéraux. Ceci concerne tout particulièrement les centres de radiologie, les laboratoires de biologie médicale, mais aussi tous les cabinets médicaux qui ont des salariés quelle que soit la nature professionnelle telle que infirmière, infirmière anesthésiste, infirmière de bloc, secrétaire, etc…
 
La CSMF demande au gouvernement de mettre fin dans les plus brefs délais à cette situation qui va créer une inégalité de traitement entre des personnels qui travaillent souvent côte à côte. La CSMF rappelle que les tarifs des actes médicaux n’ont pas évolué depuis plusieurs années et qu’il est donc fondamental qu’un mécanisme d’accompagnement ciblé permette aux médecins employeurs de mettre à niveau les salaires de leurs salariés comme cela se fait pour l’ensemble du secteur hospitalier.
 
Cela est fondamental pour pouvoir maintenir le maillage territorial et l’offre de soins de proximité et de qualité que la médecine libérale a su développer.

10 Septembre 2020

Ségur de la Santé : clap de fin pour ce qui restera le Ségur de l’hôpital...

 
Le Ministre de la Santé Olivier Véran a présenté les conclusions du Ségur de la santé à l’issue de deux mois de multiples discussions et réunions auxquels les médecins libéraux ont largement contribué.
 
Il a confirmé les moyens mis en œuvre pour le fonctionnement des hôpitaux, à hauteur de 19 milliards en investissements et 8,2 milliards en fonctionnement et revalorisations salariales. Cette aide conséquente de plus de 27 milliards devrait permettre à l’hôpital et aux soignants qui y exercent de sortir de la crise hospitalière et d’avoir un fonctionnement plus adéquat aux besoins de la population.
 
La CSMF a étudié avec attention l’ensemble des conclusions présentées et a recherché ce qui pouvait concerner la médecine de ville, qui pourtant n’a pas démérité pendant toute cette période de la Covid19.
 
Elle note quelques idées ou perspectives qui répondent à ses demandes : le soutien aux équipes de soins primaires et aux équipes de soins spécialisés, et plus largement à l’exercice coordonné sous toutes ses formes, la valorisation de la médecine spécialisée dans le cadre des démarches de qualité et de pertinence, le développement de la télémédecine en particulier de la  téléexpertise et de la télésurveillance, la mise en place d’une plateforme numérique pour le service d’accès aux soins avec des expérimentations, l’ancrage des hôpitaux de proximité sur les territoires.
 
Au-delà de ces perspectives, rien de concret, contrairement pour l’hôpital public, si ce n’est l’ouverture de négociations conventionnelles devant aboutir d’ici fin 2020 ! Là où il a fallu quelques jours pour dégager plusieurs milliards d’euros pour soutenir les personnels hospitaliers, la médecine de ville est renvoyée à la fin de l’année, sans aucune orientation sur les moyens qui permettraient d’accompagner sa réorganisation et favoriser la coordination au plus près des patients.
Des négociations conventionnelles urgentes devraient permettre d’aboutir dans un délai très raccourci à une véritable revalorisation de  l’acte médical effectué en ville, au-delà des quelques thématiques issues du Ségur de la santé. Ceci ne peut s’envisager qu’avec des moyens conséquents à la hauteur des enjeux, comme cela a été fait pour l’hôpital public.
Les Français ne comprendront pas que la médecine de ville soit oubliée à ce point. Les médecins libéraux ne peuvent accepter des paroles : ils veulent maintenant des actes et des moyens.
 
A l’issue de ce Ségur de la santé et au vu des conclusions, la CSMF appelle le gouvernement à ouvrir de toute urgence un Ségur de la médecine libérale.

21 Juillet 2020

Fin des consultations par téléphone : encore une mesure incompréhensible !

 
Un certain nombre de dérogations prennent fin avec la fin de l’état d’urgence, le 10 juillet 2020. L’assurance Maladie s’est empressée d’appliquer cette fin de dérogations, sans discernement sur l’évolution actuelle : c’est notamment le cas pour les  téléconsultations par téléphone, le nombre de téléexpertises autorisées et la prise en charge des indemnités journalières.
La fin de la dérogation pour les téléconsultations n’a pas de sens !
La preuve en Mayenne : Les Centres Covid ayant fermé sur décision de l'ARS, les médecins libéraux essayent de faire un maximum de téléconsultations pour les patients suspects Covid car la plupart des médecins généralistes refusent de faire venir dans leurs cabinets des patients symptomatiques et les envoient dans les 3 SAU du département. Ce qui se passe en Mayenne, d'autres départements risquent de le vivre aussi cet été.
Les téléconsultations par téléphone, avec la réglementation actuelle, permettent aux médecins :
  • par un interrogatoire de s'assurer que ces patients ne nécessitent pas un examen clinique et donc de diminuer le recours aux urgences ;
  • d'effectuer d'éventuelles prescriptions médicamenteuses ;
  • de prescrire les tests virologiques ;
  • de prescrire les arrêts de travail ;
  • d'assurer le suivi des patients suspects Covid et Covid + ;
  • au-delà de nos patientèles, de prendre en charge les 10% de patients de plus de 16 ans sans médecin traitant ;
  • de se faire rémunérer de cet acte sans complexité administrative !
Supprimer ces téléconsultations par téléphone va automatiquement générer plus d'adressage vers les services d’urgence pour des prises en charges relevant pourtant de l’ambulatoire.
La CSMF déplore une nouvelle fois une mesure en totale inadéquation avec l’évolution actuelle de la crise sanitaire.
 
17 Juillet 2020

Les Remplaçants : Des médecins comme les autres !

 
 
Pendant la période de confinement, les médecins remplaçants ont été pénalisés par une quasi interruption de leur activité de remplacement. C’est pourquoi la CSMF, avec d’autres syndicats représentatifs de médecins libéraux, a mené une action auprès de la CNAM, conjointement avec les syndicats juniors : Jeunes Médecins, ReAGJIR, ISNAR-IMG et ISNI, pour sauvegarder cette activité et donc demander la juste reconnaissance du travail des remplaçants. La CSMF se félicite que malgré la difficulté technique, la CNAM ait finalement trouvé une solution pour mettre en place une indemnisation pour perte d’activité. Cette indemnisation ne prend en compte qu’une partie des remplaçants et des remplacements sur la base de l’antériorité, mais est un signe montrant que cette activité de remplacement doit être soutenue dans la vie professionnelle d’un médecin.
 
La CSMF salue cette action unitaire qui a permis d’obtenir ce résultat pour les jeunes collègues aux côtés desquels elle se situe, fidèle à sa vocation de défendre les médecins de toutes les catégories

26 Juin 2020


22 Juin 2020
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