COUR DES COMPTES : UNE ANALYSE PARTISANE ET D'UN AUTRE TEMPS

La Cour des Comptes, dans le cadre de son rapport annuel sur la sécurité sociale, cherche encore une fois le « bouc émissaire » pour expliquer la dynamique des dépenses de soins.
 
L’ensemble de la communauté économique s’accorde pour dire, d’une part, que le chiffre normal de l’évolution naturelle des dépenses est de 4% minimum, chiffre aujourd’hui intenable pour notre pays, d’autre part, que la valeur des actes médicaux est très en deçà des tarifs du reste des pays européens de même niveau socio-économique. Rappelonsque la valeur des actes (CCAM), pour la plus grande majorité des médecins spécialistes, n’a que très peu évolué depuis 2004, n’a pas suivi l’évolution des charges mais, surtout, que la convention 2016 n’a permis aucune revalorisation des médecins de secteur 2.
Ce rapport dénote d’une méconnaissance totale de l’évolution des prises en charge de nos concitoyens. Les usagers souhaitent, aujourd’hui, obtenir une prise en charge de plus en plus expertale. C’est le rôle du médecin spécialiste d’étayer les diagnostics, de définir la démarche de soins et le parcours du patient, d’adapter la prise en charge de façon permanente au progrès médical et de garantir, ainsi, l’efficience médico-économique de la démarche individuelle de soins.
 
L’UMESPE-CSMF rappelle que, dans les années à venir, la démographie des médecins spécialistes ne fera que croître comme d’ailleurs dans tous les pays développés. Les consultations, donc les dépenses de médecine spécialisée, ne feront que croître. S’opposer à cette évolution équivaut à ignorer la réalité de terrain et les progrès des prises en charge de plus en plus en ambulatoires (souhaite-t-on vraiment ce virage ?) ; plus qu’une erreur, c’est une ineptie !
 
Au-delà de ce constat et de la stigmatisation gratuite des professionnels de santé, nous voyons revenir de vieux démons portés par une partie de la classe politique, notamment la régulation des installations avec le conventionnement sélectif et la mise en place d’une politique de revenus. On connait pourtant l’issue de ces mesures qui ont été des échecs dans d’autres pays. Pour l’UMESPE-CSMF, nous sommes bien loin du concept libéral porté par le Président de la République.
 
Les propositions de la Cour des Comptes conduiront à mettre en place une médecine à deux vitesses, accentueront les inégalités en santé. Elles feront la part belle aux conseils médicaux en ligne qui, aujourd’hui, fleurissent et qui engendreront plus de dépenses et, probablement, plus de précarité en santé.
 
L’UMESPE-CSMF souhaite conserver la spécificité française qui fait toute la richesse des prises en charge médicales. Des propositions concrètes pour moderniser notre système de soins ont été avancées dès juillet dernier.
Ces propositions, seraient-elles passées inaperçues ?
Ces propositions démontrent pourtant la volonté des acteurs de la santé au changement.
 
L’UMESPE-CSMF dénonce l’analyse partisane, à charge, indigne d’une telle institution. Nous dénonçons le procédé qui, au travers de la succession de rapports, conduit à stigmatiser un corps de métier au service la population, et à mettre en place une politique du rabot qui ne conduira qu’à la dégradation de la qualité de notre système de soins.

21 Septembre 2017



COMMUNIQUE DE PRESSE - LES SPECIALISTES LIBERAUX REPENSENT NOTRE SYSTEME DE SOINS

 
L’U.ME.SPE-CSMF accueille avec beaucoup d’intérêt la proposition d’Olivier Véran sur la mise en place d’un « contrat de mandature ». Les défis en matière de santé pour les cinq prochaines années sont déjà bien identifiés et doivent être portés le plus rapidement selon le souhait du Président de la République. Emmanuel Macron a proposé un objectif des dépenses pluriannuel. Le moment apparaît en effet pertinent, les clivages partisans vont ainsi devoir céder au pragmatisme…
Notre pays a effectivement besoin de profonds changements structurels et organisationnels qui ne pourront se conduire que dans le cadre d’une confiance retrouvée. Les coupes budgétaires annoncées ne donneront pas les résultats escomptés si elles sont mises en place de façon unilatérale. La budgétisation annuelle n’est pas un élément qui permettra d’engager les réformes structurelles indispensables à notre système de santé. L’expression caricaturale de ce mode de réflexion en est bien l’échec de la mise en place du virage ambulatoire où rien ne s’est modifié depuis des années.
Demain il ne doit pas y avoir de demandes de soins sans réponse sur l’ensemble du territoire, nous devons conserver, protéger notre pacte social. Pourtant, les besoins de nos concitoyens se sont modifiés, l’innovation technologique est quotidienne et les dépenses ne font que croître, bien plus rapidement d’ailleurs que les recettes n’augmentent. La difficulté de chacun des acteurs est de trouver sa place dans un processus de soins évolutif et qui a l’obligation de rester pertinent, efficient et de qualité. L’ambition de L’U.ME.SPE. est de construire ce projet, qui ne sera viable que s’il est fédérateur de toutes les spécialités, y compris la médecine générale, dans le cadre d’un exercice en milieu libéral ou salarié.
 
L’U.ME.SPE-CSMF est tournée vers l’action et élabore, dans le cadre de trois commissions, des solutions pour redonner une perspective d’avenir à notre système de soins, particulièrement à la médecine spécialisée. Au travers du rendu des groupes de travail, nous identifions déjà des pistes de changement (conférence de presse du 6 juillet). Nous proposerons dès Septembre, comme le souhaite Madame la Ministre, de mettre en œuvre des expérimentations sur la base d’un volontariat. Les champs d’exploration seront divers et structurants pour la profession et seront des éléments de réponse à la pérennité de notre système de soins : la pertinence des actes et des prises en charge, la reconnaissance de la permanence des soins, la continuité des soins, sans esquiver la re-certification des médecins, le paiement à l’épisode de soins ou la contractualisation pour la prise en charge d’une population définie. Pour mettre en place le virage ambulatoire tant attendu, il est indispensable qu’il soit enfin organisé, partagé et structuré de façon collective et non, comme le propose Madame La Ministre, laissé à la seule organisation des Fédérations Hospitalières (peut-on demander au « club des fumeurs de cigares » de l’assemblée d’élaborer la lutte anti-tabac ?).
 
L’U.ME.SPE-CSMFsouhaite rencontrer Mme Brigitte Bourguignon, Présidente des Affaires Sociales et Monsieur Olivier Véran pour présenter et partager ces propositions et pour permettre, au travers de la loi de financement de la Sécurité Sociale, la mise en place d’expérimentations de nouveaux modèles d’organisation et de financement du système de santé français.

21 Juillet 2017

LES JEUNES GENERATIONS INTEGRENT L'U.ME.SPE.-CSMF  


L'U.ME.SPE.-CSMF annonce l’entrée dans son comité directeur du Syndicat national des Jeunes Biologistes Médicaux, SJBM.
Le SJBM représente les jeunes biologistes, il est représentatif de la profession. Il a choisi de renforcer les rangs de l'U.ME.SPE.-CSMF pour porter les valeurs de l'exercice libéral et de l'indépendance des professionnels.
L’adhésion de la branche libérale d’un syndicat représentant les internes, les biologistes du secteur public et les biologistes du secteur privé est un signal fort en faveur de l'union intergénérationnelle des médecins pour répondre avec dynamisme aux défis de la médecine de demain.
Le SJBM portera aux côtés du SNMB (Syndicat National des Médecins Biologistes), déjà adhérent à l’U.ME.SPE.-CSMF, la voix de la biologie médicale. Cette spécialité a subi une mutation profonde de l'exercice libéral ces dernières années associée à des regroupements de laboratoires de biologie médicale, une financiarisation du secteur et des normes de qualité particulièrement contraignantes.
La coopération intergénérationnelle est pour l’U.ME.SPE.-CSMF indispensable afin de construire son projet pour tous et répondre aux besoins de toute la population dans tous les territoires en respectant les aspirations des plus jeunes.
L'engagement du SJBM reflète l'attractivité de l'U.ME.SPE.-CSMF qui symbolise la défense de valeurs communes en faveur du patient : Indépendance, Expertise, Compétence, Excellence, Innovation et Proximité.
L'U.ME.SPE.-CSMF présentera prochainement son projet pour reconstruire l’avenir de la médecine spécialisée libérale qui, aujourd’hui, est exclue du débat sur la restructuration de notre système de soins, la participation des jeunes générations est un élément indispensable à sa crédibilité.

15 Juin 2017

Dr Agnès Buzyn, nouvelle ministre de la Santé : restaurer la confiance une étape incontournable pour répondre aux enjeux de demain.


L’UMESPE-CSMF (Union des Médecins Spécialistes – Confédération des Syndicats Médicaux Français) prend acte de la nomination de Madame Agnès Buzyn au ministère des Solidarités et de la Santé.

L’UMESPE-CSMF rappelle que notre système de santé traverse une crise majeure impactant, par son ampleur, les secteurs public et privé. Il est, aujourd’hui, urgent de trouver des solutions permettant à l’ensemble des usagers d’avoir accès au meilleur soin sur l’ensemble du territoire national.

D’ores et déjà, l’UMESPE-CSMF lui fait part de sa disponibilité pour contribuer à la refondation pérenne du système de santé. Elle lui présentera, à la faveur d’un prochain rendez-vous, ses propositions sur deux chantiers impératifs et urgents : 

- la qualité, la pertinence et l’efficience des parcours de santé, dont les spécialistes libéraux souhaitent se porter garants,

- l’organisation d’une réponse adaptée à la demande de soins spécialisés sur tout le territoire et, particulièrement, en zones de sous-densité médicale.

L’UMESPE-CSMF ne doute pas de la fécondité du dialogue restauré entre le corps médical et sa tutelle au bénéfice de la santé de nos concitoyens et, notamment, des plus vulnérables d’entre eux, patients chroniques et/ou complexes.

17 Mai 2017

LES BUGS DE LA NOUVELLE NOMENCLATURE QUI ARRANGENT BIEN LA CAISSE NATIONALE D'ASSURANCE MALADIE

L’UMESPE-CSMF dénonce les bugs et les directives anticipées de la Caisse aux éditeurs de logiciels qui n’ont pas permis aux pédiatres de mettre en place des revalorisations attendues et obtenues lors de la dernière négociation conventionnelle (Association de lettres-clés).
L’UMESPE-CSMF dénonce la complexité des cotations qui, aujourd’hui, entraine d’une part des erreurs de cotations, d’autre part, engendre une lassitude des professionnels au vu du maquis des cotations et de l’usine à gaz construite dans cette nouvelle convention.
 
L’UMESPE-CSMF dénonce des tarifs de remboursement supérieurs pour les médecins généralistes par rapport à ceux des pédiatres, tous secteurs confondus.
 
L’UMESPE-CSMF appellera le prochain gouvernement à construire une nouvelle convention qui valorisera, demain, l’expertise, la qualité et la sécurité des soins dans le cadre d’un parcours de santé dont les spécialistes seront demain les garants.

11 Mai 2017
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