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Fermeture de l’accès au DPC : quelle incohérence du gouvernement !  

 
Le rapport du Professeur Uzan sur la certification, publié cette semaine, va dans le bon sens et les médecins sont prêts à s’engager dans ce processus de valorisation professionnelle.
 
De fait, les médecins libéraux sont déjà largement impliqués dans les processus de certification, avec la mise à jour des connaissances et l’évaluation des pratiques, en particulier à travers le Développement Personnel Continu (DPC).
 
Tout ceci s’intègre dans la stratégie de pertinence des soins développée par la ministre de la Santé. Or l’objectif de pertinence passe nécessairement par une formation médicale accrue tout au long de sa vie professionnelle.
 
Alors que le gouvernement met en avant ce point cette semaine, à travers le rapport Uzan, il décide dans le même temps de fermer l’accès des médecins libéraux au DPC, l’enveloppe financière étant soi-disant épuisée. La CSMF s’étonne de cet argument puisque les médecins libéraux ont sous-utilisé l’enveloppe 2017 à hauteur de 6 millions d’euros et que les réserves de l’Agence nationale du DPC atteignent 14 millions d’euros. Pourquoi ne pas avoir mobilisé une partie de ces fonds disponibles ? Résultat, à partir d’aujourd’hui, tout médecin libéral qui voudrait se former devra payer entièrement sa formation continue.
 
On voudrait tuer dans l’œuf la certification et l’engagement des médecins qu’on ne s’y prendrait pas autrement ! La CSMF dénonce l’incohérence des choix gouvernementaux.
 
8 Novembre 2018

DMP : enfin réussir ?  

 
Presque quinze ans après le début de son lancement, et devant des échecs répétés successifs malgré des centaines de millions engloutis, le gouvernement relance aujourd’hui le dossier médical personnel (DMP).
 
Pourquoi le DMP est-il un outil indispensable ? La prise en charge d’un patient se fait de plus en plus aujourd’hui dans le cadre de transmissions d’informations entre les différents médecins et autres professionnels de santé afin de coordonner au mieux l’intervention de chacun. Ceci passe par une messagerie de santé sécurisée mais surtout par un dossier médical personnel qui doit rassembler et mettre en partage l’ensemble des éléments pertinents concernant la santé de chaque Français.
 
Mais le DMP n’apporte rien au patient si celui-ci ne contient pas un volet de synthèse médicale structuré. Si le DMP se résume à une boîte dans lequel chaque Français aurait en vrac toutes les données concernant sa santé, il sera inexploitable, raison de ses échecs répétés.
 
Le volet de synthèse médicale nécessite des données structurées qui ne peuvent être élaborées que par le médecin traitant. L’élaboration de ce volet de synthèse médicale nécessite un temps de travail médical qui doit être reconnu et être financé lors de sa publication, en particulier pour les patients polypathologiques, en affection de longue durée ou atteints d’un handicap.
 
Pour faciliter la création de ce volet de synthèse médicale structuré, les logiciels professionnels des médecins doivent devenir beaucoup plus ergonomiques. Force est de constater que cette évolution indispensable des logiciels médicaux est très variable suivant les différents éditeurs de logiciels.
 
C’est pourquoi les conditions de la réussite du DMP passent par :
  • le financement de l’élaboration d’un volet de synthèse médicale pour le médecin traitant, pour les patients polypathologiques ou atteints d’un handicap, ainsi que pour les nouveaux patients ;
  • l’évolution urgente de tous les logiciels professionnels utilisés par les médecins pour permettre l’élaboration de données structurées facilement utilisables.
 
La CSMF appelle le gouvernement à accompagner les médecins pour la création de ces volets de synthèse médicale, pour permettre enfin la réussite de ce DMP.

6 Novembre 2018

Prescription par le pharmacien, attention danger !
 

Un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale 2019, adopté par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, propose une expérimentation dont l’impact pose des problèmes majeurs.
 
En effet, cet amendement prévoit dans deux régions et pour trois ans la dispensation par les pharmaciens d’officine de certains médicaments à prescription médicale obligatoire, dans le cadre d’un protocole médical et de coopération entre le médecin ou une communauté de santé de structures d’exercice coordonné, en visant certaines pathologies. L’exposé des motifs cite la cystite, la conjonctivite ou l’eczéma.
 
Il s’agit là d’une remise en cause complète des contours de métier : cela revient à donner au pharmacien la responsabilité d’un diagnostic médical et d’une prescription de médicaments habituellement prescrits par le médecin.
 
Or, la coopération entre deux métiers, pharmaciens et médecins, doit se faire dans le respect des contours des métiers de chacun. Le médecin est celui qui a l’apanage du diagnostic médical et de la prescription du médicament (sauf médicaments en vente libre). Le pharmacien analyse la prescription médicale et dispense le médicament. Remettre en cause les contours de chaque métier sous le prétexte de la coopération est de nature à engendrer des dysfonctionnements et des problèmes graves dans la prise en charge des patients. Sans compter la responsabilité que les pharmaciens seraient amenés à endosser…
 
Les évolutions nécessaires de notre système de santé, qui doivent permettre une meilleure coordination des acteurs, ne doivent pas se traduire par des expérimentations aussi dangereuses pour le patient.
 
18 Octobre 2018

Forfait d’orientation des urgences : une mesure illogique !
 

Un amendement au projet de loi de financement 2019 vient d’être adopté par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, instaurant un forfait d’orientation. Celui-ci serait versé aux hôpitaux lorsqu’un patient se présente aux urgences sans caractère de gravité et réorienté vers la consultation d’un médecin de ville.
 
Voilà une bien curieuse idée, digne du pays d’Ubu :
  • La collectivité va financer une structure hospitalière pour qu’elle ne soigne pas complètement un patient !
  • L’hôpital concerné va engager sa responsabilité en réorientant le patient vers la prise en charge en médecine de ville. Cette orientation sera-t-elle faite par une infirmière d’orientation, ou par un médecin urgentiste ? Quelle responsabilité !
  • Le médecin va recevoir le montant d’une consultation habituelle pour prendre en charge complètement le patient, avec prescription médicale, alors que l’hôpital perçoit un forfait nettement supérieur pour simplement l’orienter. Quelle logique !
  • Comment imaginer qu’un directeur d’établissement de soins préférerait facturer un forfait d’orientation plutôt qu’un forfait d’urgence qui lui rapporterait une somme bien supérieure ?
 
Ne serait-il pas plus simple de créer un forfait de prise en charge d’une urgence de ville lorsque des médecins libéraux sont organisés pour répondre à ce besoin de la population ? Bien des structures regroupées, MSP, cabinet de groupe, centre médical, etc., seraient ainsi incités à s’organiser pour accueillir des « urgences de ville » dans des conditions adéquates.
 
La CSMF appelle les parlementaires a du bon sens…
 
17 Octobre 2018

Arrêts de travail : le médecin n’est pas coupable !

 
L’augmentation des arrêts maladie est un constat partagé, particulièrement pour le lourd impact financier que cela a sur les comptes sociaux. Dans un entretien récent, le président du Medef cite les trois acteurs impliqués : les entreprises, les salariés et les médecins.
 
C’est bien en impliquant l’ensemble de ces acteurs qu’une réflexion globale doit être menée. Le président du Medef avance des pistes pour les médecins : il faudrait mieux contrôler et mieux encadrer la prescription. Voilà de mauvaises idées qu’il y a lieu de discuter entre partenaires. En effet, s’il y a des médecins considérés comme trop gros prescripteurs d’arrêts maladie, il faut d’abord s’interroger pourquoi, et devant quels problèmes ou quels types d’entreprise ont-ils à faire. De même, limiter la prescription de l’arrêt de maladie au médecin traitant témoigne d’une mauvaise connaissance des mécanismes de prise en charge du soin en France. Certains médecins généralistes ou spécialistes, non médecin traitant, sont amenés, à juste titre, à prescrire des arrêts maladie en dehors de toute hospitalisation.
 
La CSMF appelle les uns et les autres à avoir le sens de responsabilité collective, sans stigmatisation ni solution toute faite. C’est par la réflexion commune et partagée entre le monde du travail, entreprises et salariés, et les médecins, que ce problème des arrêts de travail peut être mieux appréhendé.
 
La CSMF est prête à en discuter avec l’ensemble des acteurs et se tient à la disposition du gouvernement pour cela.

17 Octobre 2018
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FERMETURE DE L'ACCES AU DPC !
DMP : ENFIN REUSSIR?
ATTENTION DANGER
UNE MESURE ILLOGIQUE
ARRETS DE TRAVAIL
PAS DE RESERVE POUR LES SOINS DE VILLE !
DELAIS DE RENDEZ VOUS
RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES
ENFIN DES MOYENS POUR LA MEDECINE DE VILLE?
OUI AUX GENERIQUES DANS LE RESPECT DU SECRET MEDICAL
MA SANTE 2022 : LA CSMF RESTE SUR SES GARDES
COMPTES DE LA SANTE
NUMERUS CLAUSUS
RAPPORT VIGIER : entre le meilleur et le pire
REMUNERATION DES MAITRES DE STAGE
IPA EN MEDECINE DE VILLE
SATURATION DES SAMU
DOCTEUR JUNIOR
SOINS NON PROGRAMMES
PERMANENCE DES SOINS
ACCORD DES RADIOLOGUES
TIERS PAYANT GENERALISE
NEGOCIATIONS CONVENTIONNELLES
LA CSMF RAPPELLE SES PRIORITES
TELEMEDECINE : ENCORE UN EFFORT !
HAUSSE DES VIOLENCES CONTRE LES MEDECINS
TIERS PAYANT : GARE A LA DERIVE
TIERS PAYANT AVEC LES ASSUREURS COMPLEMENTAIRES
HALTE A LA DESINFORMATION SUR LES MEDECINES ALTERNATIVES
PLAN PREVENTION
DECRET INFIRMIER
RECERTIFICATION
REFORME DU SYSTEME DE SANTE
SOLIDARITE INTERGENERATIONNELLE
LIBERTE D'INSTALLATION
VACCINATIONS
RAPPORT SUR LES DESERTS MEDICAUX
LUTTES CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
SOINS NON PROGRAMMES
DES DEPASSEMENTS D'HONORAIRES EN BAISSE
RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES
APPEL POUR UNE REPRESENTATION NATIONALE DES CPTS
SUPPRESSION DE L'ARTICLE 99 DE LA LFSS 2017
SITUATION CRITIQUE A LA MARTINIQUE
LA CSMF EN DEUIL
SANTE DANS LES DOM
MORT DU TIERS PAYANT GENERALISE
LA RECERTIFICATION
HAUTE AUTORITE DE SANTE
ACCES TERRITORIAL AUX SOINS
UN ONDAM LOIN DES ENJEUX
COMPTES DE LA SANTE
RAPPORT SUR LA SECURITE SOCIALE
STRATEGIE NATIONALE DE SANTE
SURCHARGE DES URGENCES HOSPITALIERES
HAUSSE DE LA CSG ET FIN DU RSI
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HAUSSE DE LA CSG
OUI AU TIERS PAYANT POSSIBLE ET FACILE
LES ENJEUX DE LA NOUVELLE POLITIQUE DE SANTE
TIERS PAYANT GENERALISE
SANCTIONS CONTRE LE C A 25 €
COMPTES DE LA SECU
TIERS PAYANT GENERALISE
STATIONNEMENT GRATUIT A PARIS
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ETUDES DE MEDECINE : MERITOCRATIE OU LOTERIE?
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NUMERO UNIQUE 116 117
COLLEGE DE LA HAS SANS MEDECINS LIBERAUX
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